Vente de poupées à caractère pédopornographique par plusieurs géants du e-commerce
Le site de vente en ligne Shein est une nouvelle fois au cœur d’une polémique, depuis que les autorités ont repéré la présence de poupées sexuelles au caractère pédopornographique parmi les marchandises disponibles sur le site.
Les objets incriminés sont “des poupées sexuelles d’apparence enfantine”, d’après la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). “Leur description et leur catégorisation sur le site permettent difficilement de douter du caractère pédopornographique des contenus”, ajoute le régulateur dans un communiqué.
La poupée était présentée comme un jouet sexuel, en vente à près de 187 euros sur Shein. La description comportait des mots comme “poupée sexuelle (...) jouet de masturbation masculine avec corps érotique et vrai vagin et anus”.
Les enquêteurs ont également réalisé que “toute une gamme de produits pornographiques, et notamment des sextoys et autres poupées gonflables destinées aux adultes”, était accessible aux internautes sans vérification de leur âge.
C’est la DGCCRF qui a signalé les faits au procureur de la République ainsi qu’à l’Arcom. La diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de peines pouvant aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.
Shein a déclaré avoir retiré “immédiatement” de sa plateforme ces poupées sexuelles. Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, veut “comprendre qui a autorisé la vente de ces objets, quels sont les processus qui ont été mis en place, pour que ça ne se reproduise pas”.
Elle a évoqué la possibilité d’une “discussion” avec Shein pour obtenir la communication des fichiers des acheteurs de ces poupées en France et a annoncé son intention de convoquer, avec le ministre du Commerce, Serge Papin, “l’ensemble des grandes plateformes” de commerce électronique “qui vendent en France”.
Les responsables de Shein en France ont par ailleurs été convoqués devant les députés sous deux semaines. Cette audition doit permettre d’obtenir des réponses précises sur la transparence des chaînes d’approvisionnement de Shein, ses procédures de contrôle interne et les mesures correctrices mises en œuvre à la suite de cet incident particulièrement grave.
Des poupées similaires ont également été proposées à la vente sur AliExpress, avant d’être retirées. L’objet était présenté comme une “véritable poupée en silicone” et vendu à 247 euros, avec une photo similaire au modèle vendu sur Shein.
La famine s’étend à deux nouvelles régions de l’ouest et du sud du Soudan
Selon un rapport mandaté par les Nations unies, la famine s’est étendue à deux nouvelles régions du Soudan, notamment à la ville d’El-Facher, dans l’ouest, prise par les paramilitaires des Forces de soutien rapide la semaine dernière.
Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, un organisme mandaté par les Nations unies et basé à Rome, a déclaré que la famine avait été notamment confirmée dans la ville assiégée de Kadugli, dans l’Etat du Kordofan-Sud. Vingt autres zones du Darfour et du Kordofan sont également menacées.
Après 18 mois de siège, les paramilitaires du FSR ont pris El-Facher, dernier verrou stratégique qui échappait à leur contrôle au Darfour, vaste région de l’ouest du Soudan. Depuis, les informations et les témoignages se multiplient sur les exécutions, les pillages, les viols, les attaques contre des humanitaires, documentés par des images satellites et par des vidéos d’exactions publiées par les combattants.
Les députés rétablissent l’exit tax instaurée par Nicolas Sarkozy
Dans le cadre de l’examen en première lecture de la partie “recettes” du budget de l’Etat, les députés ont approuvé le rétablissement de l’“exit tax” (taxe d’expatriation), telle qu’elle existait de 2012 à 2019. Cet impôt avait été créé par Nicolas Sarkozy afin de freiner l’évasion fiscale des entrepreneurs, mais très nettement adouci par les macronistes.
L’Assemblée a approuvé un amendement de Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement national qui proposait de revenir à la version d’origine de cette imposition. L’extrême droite a voté pour, la droite et les macronistes contre et la gauche s’est abstenue très majoritairement. La mesure doit rapporter 70 millions d’euros.
Réduction de l’aide alimentaire aux Etats-Unis
L’administration de Donald Trump a déclaré que l’aide alimentaire dont bénéficient quelque 42 millions d’Américains sera réduite en novembre en raison de la paralysie budgétaire qui dure depuis un mois. Le gouvernement va utiliser 4,65 milliards de dollars d’un fonds d’urgence pour financer les versements liés au programme Snap, principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis. Cela couvrira environ 50% des aides des foyers éligibles.
L’administration Trump affirme que le programme est à court de fonds après un mois de “shutdown”, démocrates et républicains ne parvenant pas à s’entendre pour adopter un nouveau budget et s’en rejetant mutuellement la faute. Le président Donald Trump a assuré qu’il était prêt à débloquer les fonds nécessaires si la justice le décidait, disant “ne pas vouloir que les Américains aient faim”.
De graves irrégularités dans les contrats proposés par les syndics de copropriété
Au total, 35% des contrats proposés par les syndics de copropriété comportent de “graves irrégularités”, affirme l’association Consommation logement cadre de vie dans une étude basée sur l’examen de 200 contrats.
L’enquête s’est concentrée sur les violations les plus importantes qu’on peut voir sur les différents contrats. Concernant les honoraires, certains contrats mentionnent uniquement les honoraires hors taxes, ce qui peut induire en erreur le copropriétaire sur le coût du syndic.
L’étude relève aussi des irrégularités lors de la création de nouvelles prestations. Les syndics vont ponctionner un certain pourcentage sur les comptes ou imposer une rémunération fixe sur des travaux, alors qu’elle est forfaitaire normalement en fonction du montant des travaux.
La CLCV a également constaté plusieurs infractions en matière de vente, notamment concernant l’état daté, une note d’information rédigée par le syndic de copropriété et transmise au vendeur lors de la cession d’un bien en copropriété. Le coût de l’état daté est limité à 380 euros, mais certains syndics vont appliquer des frais complémentaires pour l’actualisation, la mise à jour de ce document, alors que cela est interdit.
Tous les contrats sont censés être identiques afin de favoriser la comparabilité des offres, notamment dans le cadre d’une mise en concurrence. Pourtant, certains syndics modifient la rédaction des clauses. Une autre irrégularité porte sur la durée des contrats. Certains syndics vont modifier le contrat pour le prolonger jusqu’à la prochaine assemblée générale appelée à statuer sur les comptes, permettant au syndic d’être présent au-delà de la durée de son mandat.



