Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche
Raphaël Glucksmann a remporté dès le premier tour la primaire de la gauche, avec 66,13% des voix. Le leader de Place publique devance largement le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui n'a recueilli que 14,48% des suffrages, suivi par Ségolène Royal (7,62%), Emmanuel Maurel (5,92%) et Jérome Guedj (5,83%).
Après sa victoire, le leader de Place publique a pris la parole devant des militants réunis dans une salle parisienne. “Ce soir, la bataille de France commence”, déclare-t-il applaudi par ses partisans. “Je serai le candidat de la rupture avec le macronisme et avec l'hégémonie de Jean-Luc Mélenchon à gauche”, poursuit-il, promettant d'empêcher la victoire de l'extrême droite. Il tend la main aux autres forces de gauche à l'exception de La France insoumise.
Quelques heures après sa victoire et alors qu’il s’apprêtait à prendre un taxi, Raphaël Glucksmann a été enfariné dans le 20e arrondissement à Paris. Le voilà ainsi déjà dans le pétrin…
Jean-Luc Mélenchon, très haut dans les sondages pour la présidentielle
La France insoumise revendique d’avoir dépassé la barre des 400 000 soutiens à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Outre l’affluence des précédents rassemblements insoumis, comme le meeting de Saint-Denis en juin, les universités d’été du mouvement puis la braderie de Lille en août et la Fête de l’Humanité en septembre, l’entourage de Jean-Luc Mélenchon met en avant les bons sondages du candidat de gauche radicale pour envisager une qualification au second tour, chose que l’ancien socialiste n’est pas parvenu à faire lors de ses précédentes tentatives, en 2012, 2017 et 2022.
Dans la dernière enquête d’Ipsos publiée à la mi-septembre, Jean-Luc Mélenchon recueille 15,5% d’intentions de vote dans l’hypothèse la plus courante, à savoir des candidatures de Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe. A deux points derrière le maire du Havre et président du parti Horizons, qu’il ne devance qu’en cas de maintien de Gabriel Attal.
Dans un autre sondage, l’ancien parlementaire atteint même 20% si Edouard Philippe n’est pas candidat et laisse Gabriel Attal représenter le bloc central. De quoi pousser les cadres insoumis à s’imaginer au second tour de la présidentielle face à celle qui le devance toujours dans les sondages : Marine Le Pen.
Pour les troupes mélenchonistes, ces bons sondages reflètent une préparation méthodique et anticipée afin d'éviter les désillusions des dernières présidentielles, avec quelques centaines de milliers de voix à grappiller pour aller au second tour.
L’efficacité de la machine insoumise n’est pas la seule explication à la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, qui doit aussi se lire au regard de la faiblesse des autres camps, excepté celui du Rassemblement national.
A défaut de présenter un front uni contre Jean-Luc Mélenchon, ses rivaux tentent de l’attaquer sur plusieurs aspects dans l’espoir de contenir sa progression. Déjà en répétant à longueur d’interviews que l’accession au second tour du leader insoumis est la garantie de voir Marine Le Pen élue en mai prochain.
Dans tous les cas de figure, la candidate du RN l’emporterait largement face à Jean-Luc Mélenchon. Les adversaires de La France insoumise accusent aussi le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d’avoir initié et attisé la colère des lycéens mobilisés depuis plusieurs jours.
Mais LFI se défend d’être à la manœuvre. Les cadres du mouvement affirment même que la présence d’élus devant les lycées ou lors des manifestations participe à calmer la situation.
Les têtes pensantes de La France insoumise craignent une virulence de plus en plus forte à mesure que l’élection se rapproche.
Parallèlement au durcissement de la campagne, le mouvement devra aussi composer avec une clarification de l'offre politique et des adversaires qui devraient se retrouver derrière un candidat unique dans chaque bloc. Si Jean-Luc Mélenchon conserve voire accentue sa dynamique dans cette hypothèse, sa candidature en deviendra d'autant plus menaçante pour les autres camps.
Au moins douze morts et plus de 300 blessés dans une attaque contre l’aéroport de Riyad
Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière commise en Arabie saoudite depuis plus de dix ans. Au moins 12 personnes ont été tuées et 309 blessées dans une frappe de missile contre l’aéroport de Riyad
“L’attaque qui a visé samedi l’aéroport international roi Khaled à Riyad a fait 12 morts, dont quatre ressortissants saoudiens, deux Bangladais, un Américain, un Egyptien, un Argentin, un Syrien, un Palestinien et un Soudanais”, a précisé l’autorité de l’aviation civile.
La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite au Yémen, en soutien au gouvernement internationalement reconnu du pays, a accusé ses adversaire les houthis, des combattants yéménites pro-iraniens, d’être responsables de cette attaque, dénonçant “un crime de guerre” auquel elle répondra “avec fermeté”.
Les opérations ont été suspendues à l’aéroport et le ministère de l’Education saoudien a ordonné que les écoles de Riyad enseignent à distance pour une semaine.
La coalition a par ailleurs annoncé, dans la soirée, la chute d’un projectile près de l’aéroport de Dammam, dans l’est du royaume. Cet aéroport est, avec celui de Djedda, une des alternatives à l’aéroport de Riyad. Un autre projectile a été intercepté au sud-est de la capitale. Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué des frappes contre l’aéroport, qui avaient fait six morts.
Un porte-parole militaire des houthis a renouvelé l’appel du groupe rebelle aux voyageurs, employés et à toutes les compagnies aériennes de ne pas utiliser les aéroports saoudiens, les menaçant de nouvelles frappes, “à l’exception” de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine.
L’ampleur et la fréquence des attaques visant Riyad ces derniers jours sont sans précédent depuis 2014 et le début de la guerre au Yémen opposant les houthis aux forces gouvernementales yéménites.
Un rapport pointe les protections insuffisantes de l’IA face aux demandes terroristes
De nombreux modèles d’IA disposent aujourd’hui de protections insuffisantes contre les demandes d’“aide à une opération terroriste”, selon un rapport que vient de publier Tech Against Terrorism, une initiative internationale à but non lucratif soutenue par les Nations unies. Un test a été mené sur plus de 160 modèles d’intelligence artificielle.
Tout dépend de la façon de poser les questions. Lorsqu’un utilisateur indique clairement son “intention terroriste”, ChatGPT, Claude ou Gemini, les modèles d’IA les plus répandus, répondent en moyenne à 2% des demandes, soit 12 réponses sur plus de 600 questions posées. Le résultat monte à 17%, soit plus d’une réponse sur six, quand la demande indique un cadre plus large de “recherches en sécurité”.
Plus inquiétant : 13 modèles d’IA débridés ont été testés, c’est-à-dire modifiés pour faire tomber les paramètres de sécurité et ne pas refuser certaines demandes. Dans ce cas, le taux moyen de réponse aux questions en lien avec une “activité terroriste” a dépassé les 85%, voire les 90%.
Il y a un mois, Anthropic avait révélé que le groupe des Houthis, au Yémen, classé comme terroriste par les États-Unis, avait utilisé son modèle d’IA, Claude, pour tenter de fabriquer des roquettes et des missiles. Une alerte, déjà, sur les limites des systèmes de protection des intelligences artificielles.
Donald Trump appelle au remplacement de Volodymyr Zelensky
Donald Trump cible de nouveau violemment Volodymyr Zelensky. Le président américain s’en est pris vertement à son homologue ukrainien, affirmant qu’il était temps pour l’Ukraine d’“avoir un nouveau président” et condamnant les frappes ukrainiennes sur des infrastructures d’hydrocarbures russes. “Je leur suggère de se doter d’un nouveau dirigeant qui peut parvenir à un accord” avec la Russie pour mettre fin à la guerre, a déclaré le président américain devant la presse à la Maison Blanche.
Le président américain a affirmé plus tard que son homologue russe Vladimir Poutine, avec qui il s’est entretenu au téléphone, voulait “fortement voir un règlement” pour mettre fin à la guerre avec l’Ukraine.
Donald Trump a exhorté le président ukrainien à cesser les frappes contre les raffineries d’hydrocarbures russes, qui, selon le président américain, ne font qu’aggraver “le problème mondial” de pénurie de diesel. “Il a intérêt à arrêter”, a-t-il mis en garde, au lendemain de la livraison de quantités massives de diesel russe aux Etats-Unis.
Avant les déclarations incendiaires du président américain, Volodymyr Zelensky avait qualifié l’accord sur le diesel russe de “décision faible” des Etats-Unis et dénoncé une opportunité lucrative pour la Russie de renflouer sa trésorerie et financer sa guerre.
Le principal négociateur économique de Vladimir Poutine a, lui, salué l’appel de Donald Trump, qualifiant les remarques du dirigeant américain d’“iconiques et historiques”.
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump appelle plus ou moins directement au départ de Volodymyr Zelensky. En décembre dernier, il avait ainsi accusé l’Ukraine d’“utiliser la guerre pour ne pas organiser d’élections”.




