Tournée européenne du président Volodymyr Zelensky
A la veille d’une rencontre avec Emmanuel Macron, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a annoncé sur X la conclusion d’un “accord historique” entre les deux pays, avec un “renforcement significatif” de l’aviation de combat, de la défense aérienne et d’autres capacités de défense ukrainiennes. Fin octobre, il avait dit mener “trois discussions parallèles avec les Suédois, les Français et les Américains” avec l’objectif de constituer une future flotte de 250 nouveaux avions de chasse. De son côté, l’Elysée avait évoqué une rencontre ayant pour objectif de “permettre à l’Ukraine d’acquérir les systèmes qui lui sont nécessaires pour répondre à l’agression russe”. Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont signé un accord sur le tarmac pour 100 avions Rafale sur dix ans, avec leur armement associé.
Le chef d’Etat ukrainien a entamé une tournée dans toute l’Europe afin de renforcer le soutien militaire, politique et financier de ses alliés européens. Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky se sont rendus sur la base aérienne militaire de Villacoublay, au sud-ouest de la capitale, pour évoquer les moyens “d’aller encore plus loin pour permettre à l’Ukraine de se défendre”, a expliqué la présidence à la presse.
“La prolongation de la guerre et l’absence de cessez-le-feu soulignent notre responsabilité à tout mettre en œuvre pour permettre à l’Ukraine de se défendre et donc à donner un nouvel élan”, a insisté l’Elysée. Les deux présidents ont ensuite visité l’état-major de la “force multinationale Ukraine” que s’efforcent de créer la France et le Royaume-Uni. Mis en place par la “Coalition de volontaires”, à laquelle participent 35 pays, cet état-major est “dès à présent” capable “de déployer une force dès le lendemain d’un cessez-le-feu”.
Le président ukrainien poursuivra sa tournée européenne à Madrid, où il sera reçu par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Il rencontrera aussi les représentants des deux chambres du Parlement espagnol. L’Ukraine a déjà obtenu des avancées, à Athènes, en concluant un accord énergétique avec la Grèce. Cette dernière va livrer du gaz naturel liquéfié américain à Kiev.
Curupira, mascotte de la COP30, au centre d’une polémique au Brésil
Avec sa lance en bois, sa chevelure de feu, son collier de perles et son allure tirée des légendes amazoniennes, Curupira, la mascotte de la COP30, s’affiche partout à Belém, depuis le début de la conférence internationale sur le climat.
Symbole protecteur de la forêt, il occupe une place essentielle dans les récits tupi-guarani, traditions de plusieurs peuples d’Amazonie. Ce petit être aux pieds retournés dans le sens contraire de la marche est aussi censé dérouter les envahisseurs.
L’usage de cet être fantastique comme mascotte a été critiqué dans le cadre du sommet des peuples organisé à Belém en parallèle de la COP30. Sur Instagram, le compte officiel de l’événement, qui rassemble des organisations autochtones et des mouvements amazoniens, a publié un long texte, accompagné de deux illustrations, dénonçant l’appropriation d’une figure spirituelle pour les besoins de la communication institutionnelle du sommet climatique.
Ce message décrit le personnage à la lance comme un être sacré, indissociable de l’imaginaire spirituel des peuples de la forêt. “Curupira n’est pas une mascotte. C’est un gardien… Jamais il ne se tiendrait à l’entrée de la COP30 pour accueillir des malfaiteurs”. Selon ses auteurs, l’utilisation de cette figure mythologique s’éloigne des valeurs qu’elle incarne dans les traditions amazoniennes, notamment la défense des forêts, la mise en garde contre ceux qui les exploitent, la pollution des rivières ou l’avancée des activités extractives.
Les acteurs présents au sommet des peuples voient dans l’usage de Curupira un décalage entre la symbolique mobilisée et les réalités vécues en Amazonie et rappellent leurs principales revendications : “zéro déforestation” et “démarcation immédiate des territoires indigènes”.
Ouverture du sommet Choose France à Paris
Le sommet Choose France, destiné d’habitude à attirer des investissements étrangers dans le pays, se décline pour la première fois en version française, à la Maison de la Chimie à Paris. Le gouvernement entend y mettre à l’honneur quelque 150 entreprises tricolores qui choisissent d’investir en France ainsi que des fédérations professionnelles et des organisations syndicales et patronales.
“Seront annoncés pas moins de 30,4 milliards d’euros d’investissements français décomposés entre 9,2 milliards d’euros de projets totalement nouveaux et 21,2 milliards d’euros d’investissements déjà annoncés par les différentes entreprises ces 12 derniers mois”, selon les déclarations de Bercy.
Roland Lescure a annoncé un investissement de “près de 30 millions d’euros” par Speichim Processing, l’un des chefs de file européens du recyclage des déchets et produits chimiques. Le géant de l’aéronautique Safran va de son côté ouvrir une nouvelle usine de freins carbone, avec un investissement à hauteur de plus de 450 millions d’euros et Sanofi a annoncé une enveloppe de 700 millions d’euros d’investissements.
Parmi les autres annonces, le groupe industriel français Urgo, spécialisé dans le médical, notamment les pansements et bandages cicatrisants, va construire une novuelle usine dans la Loire. Danone a aussi communiqué sur ses prévisions d’investissement de 300 millions d’euros et la relocalisation de la production de plus de 45 000 tonnes de produits d’ici à 2028.
Dans un contexte marqué par la “brutalité des échanges commerciaux” et “une concurrence déloyale”, Emmanuel Macron veut “assumer une politique de protection de notre industrie”. Bercy promet “un agenda de simplification et de protection commerciale au service de nos filières et de notre souveraineté” dans le but de “rehausser durablement la capacité de production et de croissance du pays, avec un soutien assumé à la réindustrialisation”.
Libération de Camilo Castro au Venezuela
Le Français Camilo Castro, détenu au Venezuela depuis fin juin, est arrivé à l’aéroport de Paris-Orly dimanche 16 novembre. Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s’est rendu sur place pour accueillir ce professeur de yoga de 41 ans à sa descente de l’avion. Son beau-père a rapidement pris la parole. “Il a été arrêté parce qu’il était français, et accusé injustement d’être un agent de la CIA, ce qui n’était absolument pas le cas”, a-t-il expliqué auprès des journalistes.
De manière très brève, Camilo Castro s’est également exprimé devant la presse, à l’aéroport de Paris-Orly : “Vive la liberté, vive l’égalité, vive la solidarité. Puissent tous les êtres sur cette terre vivre hors de toute souffrance.”
Le ministre des Affaires étrangères a assuré qu’il n’y avait pas eu aucune contrepartie à cette libération. “J’étais moi-même dans la région en début de semaine et j’ai pu faire passer un certain nombre de messages auprès d’interlocuteurs pertinents qui ont conduit à cette issue heureuse”, a-t-il répété devant la presse.
Le professeur de yoga de 41 ans avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, entre le Venezuela de la Colombie, où il résidait. Il s’y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien arrivé à échéance. Selon des recherches de ses proches et Amnesty International, il était détenu par les autorités vénézuéliennes.
Xavier Emmanuelli, fondateur du Samu social, est mort à l’âge de 87 ans
Le fondateur et président d’honneur du Samu social, Xavier Emmanuelli, est mort à 87 ans dimanche 16 novembre à Paris après un malaise “probablement cardiaque”, a annoncé l’organisation.
Egalement cofondateur au début des années 1970 de Médecins sans frontières, organisation qui a reçu le prix Nobel de la paix, Xavier Emmanuelli avait créé en 1993 le Samu social de Paris qui vient en aide aux personnes sans-abri et en grande précarité.
Originaire de Corse et diplômé de médecine, il avait par ailleurs été secrétaire d’Etat à l’Action humanitaire d’urgence au début du premier mandat de Jacques Chirac, entre 1995 et 1997.




Il est venu trainer ses guêtres pour faire ses emplettes; c'est ce qu'on appelle le "Shoes Paris". Les produits de ses acquêts seront-ils revendus sur le Dark Market cosmopolite interlope, un pendant en miroir obscur de la Commission U€ ? Il faut bien aussi que ce grand artiste prépare sa retraite. Toutefois, avant de repartir, aura-t'il un RV privé avec Doudou rase bitume pour agrémenter sa valise diplomatique? Le Gross Paris transfiguré reste la Capitale des surmulots coprophages...