Nouvelle réforme de l'assurance-chômage
Alors que le système de l'assurance-chômage a déjà été réformé à deux reprises sous la présidence d'Emmanuel Macron, le Premier ministre, François Bayrou, a proposé, lors de la présentation, mi-juillet, de sa feuille de route pour le budget 2026, de nouvelles modifications concernant le périmètre du droit au chômage des Français.
La ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a convoqué les acteurs de la discussion, syndicats en tête, pour une rencontre bilatérale. Une rencontre reportée par Force ouvrière et boudée par la CGT et la CFE-CGC. La CFTC a été le seul syndicat, avec la CFDT, à faire acte de présence pour échanger avec la ministre.
Durant cette rencontre, le gouvernement a présenté les deux leviers de la réforme ; un allongement du temps nécessaire de l'affiliation, et une réduction de la durée d'indemnisation. Actuellement, un salarié doit avoir travaillé au moins six mois sur les vingt-quatre derniers mois pour prétendre à son indemnité chômage. Avec la proposition du gouvernement, il faudra en avoir travaillé huit sur les vingt mois précédant la rupture du contrat. La durée d'indemnisation maximale passerait alors à quinze mois, contre dix-huit actuellement.
Par ailleurs, l'instauration d'un délai avant le début de l'indemnisation, en cas de rupture conventionnelle, est à l'étude.
De l'avis de tous les syndicats, la proposition de réforme ressemble, sur plusieurs points, à celle portée par Gabriel Attal en juin 2024, lorsqu'il était Premier ministre, et dont l’application avait été suspendue face au tollé général.
Crise climatique : décision de la justice internationale sur l'aide aux pays pauvres
La Cour internationale de justice, la plus haute juridiction des Nations unies, doit se prononcer sur la lutte contre le changement climatique et l'aide à fournir aux nations les plus exposées et les plus vulnérables.
Sous l'impulsion du petit Etat insulaire du Vanuatu, l'ONU a demandé en 2023 à la cour de répondre à deux questions : quelles obligations les Etats ont-ils en vertu du droit international pour protéger la Terre contre les émissions de gaz à effet de serre ? Quelles sont les conséquences juridiques de ces obligations, lorsque les Etats, par leurs actes et leurs omissions, ont causé des dommages importants au système climatique ?
Le processus des COP, "qui dure depuis 30 ans, n'a pas fait avancer grand-chose", a cinglé Ralph Regenvanu, à Nice, en marge de la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan (Unoc-3). "On a parlé de financement de la lutte contre le changement climatique : nous n'avons rien vu venir. Les engagements pris [dans le cadre de l'accord de] Paris ? Ils n'ont eu aucun effet", a-t-il tranché. "Nous voulions donc voir si nous pouvions faire en sorte que le droit international commence à imposer certaines exigences."
Les pays pauvres souhaitent voir mieux appliquer la résolution des "pertes et dommages" concernant les dégâts déjà provoqués par des événements extrêmes, comme des inondations monumentales ou des vagues de chaleur intenses, et par des phénomènes plus lents comme la montée du niveau marin. En effet, ce sont les pays les plus pauvres les plus touchés, alors qu'ils sont les moins responsables du réchauffement global.
Les avis de Cour internationale de justice ne sont pas contraignants et n'impliquent pas de sanctions. Ils posent toutefois des lignes directrices qui bénéficient d'une influence mondiale.
Kiev a perdu un premier avion de chasse français Mirage dans un crash
L'Ukraine a perdu pour la première fois un avion de chasse français Mirage 2000 lors d'une mission au cours de laquelle son pilote a pu s'éjecter, a annoncé le président Volodymyr Zelensky. "Le pilote a réussi à s'échapper et l'avion n'a pas été abattu par les Russes", a-t-il précisé dans une allocution diffusée sur le site de la présidence ukrainienne.
Les forces aériennes ukrainiennes ont souligné que les faits s'étaient déroulés sans qu'aucune victime au sol n'ait été recensée. Cet incident marque un nouveau coup dur pour l'armée de Kiev, qui souffre d'un manque de moyens de défense aériens pour contrer les attaques russes.
Des pilotes et mécaniciens aériens ont bénéficié d'un entraînement dans l'est de la France pour manœuvrer ces avions de chasse, conçus par la société Dassault Aviation et dont la livraison a débuté plus tôt cette année dans le cadre d'une aide apportée par la France.
Rachida Dati exclut de démissionner du gouvernement
Sur le plateau de LCI, Rachida Dati a exclu de démissionner de son poste de ministre de la Culture, alors que des juges d'instruction parisiens ont ordonné son renvoi devant la justice, aux côtés de l'ancien patron de Renault, Carlos Ghosn, pour "corruption et trafic d'influence passifs" ainsi que "recel d'abus de pouvoir et de confiance".
Rachida Dati estime que "toute la procédure a été émaillée d'incidents". La ministre de la Culture peut compter sur le soutien d’Emmanuel Macron et de Gérald Darmanin qui, invité du 20 heures de TF1, a déclaré : "Il est évident que Rachida Dati, qui est une grande femme politique et dont je souhaite ardemment qu'elle devienne maire de Paris, est présumée innocente".
Volodymyr Zelensky supprime l'indépendance des instances anticorruption
Le Parlement ukrainien a largement approuvé une loi qui met fin à l'indépendance des deux principales institutions en charge de la lutte anticorruption. Adopté avec 263 voix pour, 13 contre et 13 abstentions, le texte a été dans la foulée adopté par Volodymyr Zelensky.
La corruption est, depuis de nombreuses années, un mal endémique en Ukraine. Le pays avait fait des progrès en créant en 2014 et 2015 une instance d'enquête, le Nabu, et un parquet dédié, le SAP, spécialisé dans ces affaires.
Ce vote des députés, puis cette promulgation de Zelensky, est un feu vert pour un changement de grande ampleur. Les activités de ces deux structures vont désormais être surbordonnées au procureur général, lui-même subordonné au président.
La Commission européenne s'est dite "profondément préoccupée", estimant qu'il s'agissait d'un "sérieux recul" de l'Ukraine en matière de lutte contre la corruption et que le respect de "l'Etat de droit reste au coeur des négociations d'adhésion" de l'Ukraine à l'UE.



