Nouveau veto américain au Conseil de sécurité de l'ONU
Les États-Unis ont une nouvelle fois bloqué l’adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un texte réclamant un cessez-le-feu et l'accès humanitaire à Gaza. Le nouveau veto américain - le dernier datant de juin - a provoqué la colère de la majorité des membres du Conseil qui manifestent de plus en plus souvent leur frustration face à l'incapacité à faire pression sur Israël pour mettre un terme au calvaire des Palestiniens.
Cette fois-ci, le projet réclamait la fin des restrictions à l'aide humanitaire et exigeait également "un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et permanent à Gaza" ainsi que la libération immédiate et inconditionnelle des otages. Pour la diplomate américaine Morgan Ortagus, "cette résolution échoue à reconnaître la réalité sur le terrain, le fait qu'il y a eu une augmentation importante du flot d'aide humanitaire". L’ambassadeur israélien Danny Danon pointe quant à lui l’absence de condamnation du Hamas, dénonçant "une capitulation".
Emmanuel Macron affirme qu'Israël détruit sa crédibilité
Dans une interview à la chaîne de télévision israélienne N12, Emmanuel Macron affirme qu'Israël est en train de "détruire totalement son image et sa crédibilité" dans l'opinion publique mondiale, en raison du nombre de victimes civiles provoquées par la guerre menée depuis près de deux ans dans la bande de Gaza.
Le président de la République vise plus particulièrement l'opération terrestre lancée par l'armée israélienne ces derniers jours dans la ville de Gaza. "Israël a obtenu des résultats uniques en termes de sécurité mais mener ce genre d'opérations à Gaza est totalement contreproductif", déclare le chef de l’État.
Emmanuel Macron a par ailleurs défendu sa décision de reconnaître un État palestinien, "meilleure manière d'isoler le Hamas" dans le cadre du plan porté par la France à l'ONU selon lui. Le président de la République a confirmé avoir voulu se rendre en Israël en amont de la réunion de la semaine prochaine à New York pour expliquer sa position, avant que les autorités israéliennes ne refusent sa venue.
Une ministre générée par intelligence artificielle en Albanie
Le Parlement albanais a accueilli un nouveau membre du gouvernement généré par intelligence artificielle. Face aux députés circonspects, la ministre des Marchés publics a présenté son programme sur écran en débutant sa prise de parole par les mots suivants : "Chers députés de l'opposition, je vous demande de me considérer par rapport à ma fonction et non à mon origine, de ne pas me juger sur ce que je suis mais sur ce que je fais".
Depuis janvier, Diella était une assistante virtuelle sur le site des services publics albanais. Vêtue d'un costume folklorique, elle a eu près d'un million d'interactions avec les usagers. Promue par le Premier ministre, Edi Rama, son objectif est de combattre la corruption qui mine le pays. L'Albanie se veut exemplaire pour espérer rejoindre l'Union européenne en 2030.
Eric Ciotti propose un contre-budget pour économiser 120 milliards d'euros
Le patron de l'Union des droites pour la République, Éric Ciotti, a proposé au Premier ministre, Sébastien Lecornu, un contre-budget qui prévoit 120 milliards d'économies à réaliser sur l'immigration, la politique sociale ou encore la contribution de la France au budget de l'Union européenne.
Ce contre-budget "vise à réaliser 120 milliards d'euros d'économies structurelles, non par une hausse des impôts mais par une remise en ordre profonde de nos finances publiques", écrit le député des Alpes-Maritimes dans un courrier adressé au chef du gouvernement avant leur rencontre à Matignon.
Éric Ciotti veut "mettre fin aux abus liés à l'immigration", transformer l’aide médicale d’État "en dispositif d'urgence strictement limité", réduire la contribution française au budget européen et l'aide au développement, "réformer en profondeur nos politiques sociales" ou encore moderniser l'Assurance-chômage et la formation professionnelle.
Compromis européen sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre
En prévision de l'Assemblée générale de l'ONU et de la COP30 au Brésil, les pays européens ont approuvé un compromis a minima sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2035. À défaut de trancher, les Vingt-Sept ont validé à Bruxelles une fourchette de baisse de leurs émissions, comprise entre -66,25% et -72,5% par rapport à 1990.
Le document approuvé après d'âpres négociations entre les ministres de l'environnement n'est qu'une simple déclaration d'intention et pas un engagement ferme. Le blocage persiste sur la proposition de la Commission européenne de réduire de 90% les émissions de gaz à effet de serre en 2040 par rapport à 1990. Le Danemark, la Suède et l'Espagne sont pour, mais des pays comme la Hongrie et la République tchèque sont contre au nom de la défense de leur industrie.



