Nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu
Une semaine après le crash du premier gouvernement, l’Elysée a dévoilé la liste des 34 ministres composant l’équipe gouvernementale. Plusieurs personnalités de la société civile et de la haute fonction publique font leur entrée au gouvernement, comme le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, à l’Intérieur, l’ancien patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou, au ministère du Travail, ou encore Monique Barbut, ancienne présidente du WWF, au ministère de la Transition écologique.
Le temps pressait pour composer une équipe gouvernementale, entre départ du chef de l’Etat pour l’Egypte et construction d’un budget 2026 puisque la Constitution prévoit que le Parlement dispose de 70 jours pour examiner le budget avant le 31 décembre. Les passations de pouvoir auront lieu sans la presse et sans discours. Un premier Conseil des ministres aura lieu mardi à 10 heures.
Plusieurs ministres retrouvent leurs postes : c’est le cas de Rachida Dati, qui revient à la Culture, de Jean-Noël Barrot qui conserve les Affaires étrangères, et de Gérald Darmanin, qui reste à la Justice. Catherine Vautrin passe du ministère du Travail à celui des Armées et Naïma Moutchou du Numérique aux Outre-mer.
• Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur
• Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens Combattants
• Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités
• Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature
• Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice
• Roland Lescure, ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique
• Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat
• Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
• Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale
• Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
• Rachida Dati, ministre de la Culture
• Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
• Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer
• Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation
• Amélie de Montchalin, ministre de l’Action et des Comptes publics
• Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace
• Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative
• Philippe Tabarot, ministre des Transports
• Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement
Ministres délégués auprès du Premier ministre :
• Laurent Panifous, chargé des Relations avec le Parlement
• Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement
• Aurore Bergé, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur :
• Marie-Pierre Vedrenne
Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants :
• Alice Rufo
Ministres délégués auprès de la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature :
• Catherine Chabaud, chargée de la Mer et de la Pêche
• Mathieu Lefevre, chargé de la Transition écologique
Ministres délégués auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique :
• Sébastien Martin, chargé de l’Industrie
• Anne Le Hénanff, chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique
Ministres délégués auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères :
• Benjamin Haddad, chargé de l’Europe
• Nicolas Forissier, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité
• Eléonore Caroit, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger
Ministre déléguée auprès de la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées :
• Charlotte Parmentier-Lecocq, chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Ministre délégué auprès de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation :
• Michel Fournier, chargé de la Ruralité
Ministre délégué auprès de la ministre de l’Action et des Comptes publics :
• David Amiel, chargé de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat.
Sommet pour la paix à Gaza organisé en Egypte
Les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et américain Donald Trump doivent présider, à Charm el-Cheikh en Egypte, un sommet pour la paix à Gaza, en présence de dirigeants de plus de 20 pays et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Les deux parties prenantes du conflit ne seront pas présentes à ce sommet.
Cette réunion internationale intervient le jour où, aux termes de l’accord entre Israël et le Hamas, les 48 otages ou dépouilles d’otages se trouvant encore dans la bande de Gaza doivent être rendus à Israël.
“Le sommet vise à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, à renforcer les efforts pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient, et à ouvrir une nouvelle page de sécurité et de stabilité régionale”, a annoncé la présidence égyptienne au deuxième jour de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
Une fois un cessez-le-feu durable établi, l’Union européenne va augmenter sa présence sur le terrain à Gaza. Bien que la force internationale de stabilisation que la communauté internationale souhaite voir mise en place de manière transitoire n’a pas vocation à prendre en charge l’intégralité de la sécurité, il s’agira de former les policiers palestiniens.
Outre le secrétaire général de l’ONU, plusieurs dirigeants ont annoncé leur participation, dont le roi Abdallah II de Jordanie, le président turc Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, le chancelier allemand Friedrich Merz, et le président du Conseil de l’Union européenne Antonio Costa.
Le Hamas libère les 20 otages vivants
Le Hamas a remis à Israël les 48 otages, dont 20 encore vivants, restants à Gaza, en vertu d’un accord de cessez-le-feu en place depuis quatre jours. “Dans le cadre de l’accord, les Brigades al-Qassam ont décidé de libérer les prisonniers sionistes vivants suivants”, précise un communiqué du groupe armé en publiant la liste des noms de vingt otages qui étaient jusque-là présumés vivants.
En échange, l’Etat Hébreux, doit libérer 250 “détenus pour des raisons de sécurité” dont de nombreux condamnés pour des attentats meurtriers anti-israéliens, et 1 700 Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne à Gaza depuis octobre 2023.
Les otages libérés ont été remis à la Croix-Rouge pour être ensuite conduits dans les zones de Gaza contrôlées par Israël, dont l’armée dit s’être repliée sur des lignes convenues à l’intérieur du territoire conformément à l’accord de cessez-le-feu.
Le chef d’état-major israélien revendique une victoire sur le Hamas. “La pression militaire que nous avons exercée au cours des deux dernières années” depuis l’attaque du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023, “ainsi que les mesures diplomatiques complémentaires, constituent une victoire sur le Hamas”, a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir, lors d’une brève allocution télévisée.
Nicolas Sarkozy fixé sur la date et le lieu de sa mise en détention : le 21 octobre à la prison de la Santé
Le parquet national financier a annoncé le jour, l’heure et le lieu de son incarcération à Nicolas Sarkozy, qui sera incarcéré le 21 octobre à la prison de la Santé, à Paris. Cette information lui a été signifié à l’issue de l’entretien durant lequel il a répondu aux questions des magistrats pour remplir sa notice individuelle de détention.
Dans cette notice individuelle de détention, les magistrats indiqueront également si Nicolas Sarkozy doit être placé à l’isolement. Pas pour raison disciplinaire, mais pour le protéger. L’autre option pour l’ancien chef de l’Etat serait un QPV : quartier pour personnes vulnérables avec des contacts réduits et uniquement avec les détenus du même secteur. Dans les deux cas, il sera en cellule individuelle.
Les avocats de l’ancien chef de l’Etat peuvent déposer une demande de remise en liberté dès le premier jour de détention. Impossible en revanche de formuler une demande avant la case prison. Une fois cette demande effectuée, la justice a deux mois pour statuer.
L’âge de Nicolas Sarkozy ne devrait pas entrer en ligne de compte : les détenus de plus de 70 ans bénéficient plus facilement d’un aménagement de peine, mais uniquement en cas de condamnation définitive et Nicolas Sarkozy a fait appel. Le nouveau procès devrait avoir lieu dans les six mois.
Face à Pékin, Donald Trump adopte un ton plus conciliant
Donald Trump a adopté un ton plus conciliant dans le conflit commercial qui oppose Washington et Pékin, disant que les Etats-Unis veulent “aider la Chine, pas lui nuire”, deux jours après l’annonce de l’imposition par Washington de droits de douane supplémentaires de 100% sur les marchandises chinoises.
En cause, la décision du gouvernement chinois de mettre en place de nouveaux contrôles sur l’exportation de terres rares ainsi que des machines et technologies permettant leur raffinage et leur transformation.
Donald Trump avait qualifié cette décision d’“extrêmement agressive”, menaçant donc la Chine de droits de douane supplémentaires. Il avait aussi envisagé d’annuler sa rencontre prévue dans deux semaines avec son homologue chinois Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économie Asie-Pacifique en Corée du Sud.



