L’Iran annonce un exercice militaire dans le détroit d’Ormuz
Le détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour le commerce mondial de pétrole, est de nouveau au cœur des tensions. Les Gardiens de la Révolution iraniens affirment y mener “un exercice naval de tir réel de deux jours”. Alors que les Etats-Unis ont mobilisé une dizaine de navires dans la région, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a mis en garde contre “tout comportement dangereux”.
Téhéran menace de bloquer ce point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux, en cas d'attaque américaine. Tout en se disant ouvert au dialogue, l'Iran a déjà averti que de “nombreuses” bases américaines dans la région se trouvaient à portée de missiles iraniens.
Tout en reconnaissant le “droit de l'Iran à mener des opérations professionnelles dans l'espace aérien et les eaux internationales”, le Centcom a mis en garde contre toute ingérence ou menace. “Tout comportement dangereux et non professionnel à proximité des forces américaines, des partenaires régionaux ou des navires commerciaux accroît les risques de collision, d'escalade et de déstabilisation”, a-t-il estimé dans un communiqué publié sur X.
Le Centcom a par ailleurs déclaré qu’il “ne tolérerait aucune action dangereuse des Gardiens de la Révolution”, notamment si leurs aéronefs ou navires s’approchent trop près des forces américaines.
Sur X, le ministre des Affaires étrangères iranien avait ironisé sur les exigences américaines, déclarant : “Le Centcom exige également du professionnalisme d’une armée nationale que le gouvernement américain a qualifiée d’organisation terroriste, tout en reconnaissant le droit de cette même organisation terroriste à mener des exercices militaires ! Voilà le niveau d’absurdité auquel le monde est confronté aujourd’hui, et que les gouvernements européens ont activement choisi d’embrasser.”
Donald Trump espère trouver un accord avec l’Iran
Donald Trump a dit espérer conclure un accord avec l’Iran, quelques heures après les propos du guide suprême iranien Ali Khamenei mettant en garde sur le risque d'une “guerre régionale” si le président américain mettait en oeuvre sa menace d’une intervention militaire.
Le président américain, qui souffle le chaud et le froid depuis des jours avec l’Iran, tient à maintenir la pression sur Téhéran: “Nous avons là-bas les navires les plus gros, les plus puissants du monde”.
Cette déclarations de Donald Trump survient après que les États-Unis ont déployé dans le golfe Persique une armada de dix navires de guerre suréquipés, dont le porte-avions Abraham Lincoln. Dans le même temps, l'Iran effectue un exercice naval dan le détroit d’Ormuz.
Le manifestant Erfan Soltani, symbole de la révolte iranienne, a été libéré de prison
Il était devenu l’un des visages de la répression féroce des mollahs. Le manifestant iranien Erfan Soltani a finalement été libéré de la prison de Karaj, située près de Téhéran. Le jeune homme de 26 ans “a été libéré et a récupéré ses effets personnels”, a annoncé son avocat Amir Mousakhani, ajoutant qu’une caution de deux milliards de tomans (environ 10 600 euros) avait été versée pour sa libération. L’ONG Hengaw confirme sa remise en liberté.
Propriétaire d’un magasin de vêtements, Erfan Soltani avait été arrêté le 10 janvier avec de nombreux autres Iraniens lors des vastes manifestations contre le pouvoir qui ont fait des milliers de morts. Devenu un symbole de la révolte iranienne, il était accusé de propagande contre le système islamique et d’atteinte à la sécurité nationale, selon la justice.
Les Etats-Unis et des ONG s’étaient alarmés mi-janvier d’un risque d’exécution imminente d’Erfan Soltani. Mais l’Iran, qui applique largement la peine capitale, avait démenti le fait qu’il encoure la peine de mort pour les faits qui lui étaient reprochés.
Comment consulter les trois millions de documents de l’affaire Epstein ?
Plus de trois millions de pages, plus de 2 000 vidéos, plus de 180 000 images... Les documents relatifs à l’affaire Jeffrey Epstein que le ministère de la Justice américain a dévoilés vendredi 30 janvier sont tentaculaires. Cette nouvelle salve de publication de documents déclassifiés donne un aperçu encore plus précis du système d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures que le richissime financier avait monté, avant d’être retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 à New York, avant son procès.
Ces fichiers sont consultables depuis la France. Il suffit de se connecter au site du ministère de la Justice américain. Après avoir confirmé son âge (il faut être âgé de plus de 18 ans), vous avez accès aux documents et aux photographies. Pour faciliter la navigation, une barre de recherche apparaît. Il est alors possible de taper des noms, comme Donald Trump, Elon Musk…
Le ministère de la Justice a justifié la diffusion au compte-gouttes et le caviardage de nombreux documents, autorisé sous conditions par la loi, par la nécessité de protéger les victimes.
Des prises de position contre la politique de Donald Trump aux Grammy Awards
Outre le palmarès artistique, la cérémonie a pris un tour politique. Bad Bunny et Billie Eilish notamment ont redit leur opposition à la police américaine de l'immigration (ICE).
Une victoire artistique et symbolique pour Bad Bunny, figure de proue du reggaeton et de la trap latine. Le chanteurs est devenu le premier chanteur récompensé par le Grammy Award de l'album de l'année pour un disque en espagnol. Debi Tirar Mas Fotos fait une grande place aux rythmes traditionnels de Porto Rico, d'où est originaire l'artiste, et évoque la colonisation de l'île des Caraïbes, sous juridiction américaine depuis 1898.
Le chanteur portoricain a appelé à “mettre dehors” la police américaine de l'immigration (ICE) en recevant un autre prix, celui de la meilleure musique latine urbaine. “Nous ne sommes pas des sauvages. Nous ne sommes pas des animaux. Nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes humains et nous sommes Américains”, a-t-il lancé, exhortant à ne pas se laisser “contaminer” par la “haine”.
L'Américaine Billie Eilish a remporté le prix de la chanson de l'année, qui récompense les auteurs-compositeurs, pour son titre Wildflower. Sur scène pour recevoir son trophée, l'artiste de 24 ans a réitéré sa prise de position contre les politiques migratoires répressives du président américain Donald Trump. “J'ai l'impression qu'il faut simplement continuer à nous battre, à prendre la parole et à manifester. Nos voix comptent vraiment, les gens comptent vraiment”, a-t-elle déclaré, dénonçant les opérations de la police de l'immigration (ICE), récemment à Minneapolis.



