Les ultimes négociations de Sébastien Lecornu
Sébastien Lecornu entame “d’ultimes négociations” avec les partis politiques, à la demande d’un Emmanuel Macron toujours plus sous pression, pour “définir une plateforme d’action et de stabilité” et parvenir à former un gouvernement. Il recevra à Matignon des chefs de partis et responsables de la coalition gouvernementale, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du Sénat Gérard Larcher.
Le patron du parti Renaissance et ancien Premier ministre, Gabriel Attal, a pris ses distances avec le président de la République, dont il ne comprend “plus les décisions”. Ces dernières “donnent le sentiment d’une forme d’acharnement à vouloir garder la main”, depuis la dissolution en 2024, au lieu de “partager le pouvoir”.
L’entourage d’Emmanuel Macron a rapporté que le chef de l’État “prendrait ses responsabilités” en cas de nouvel échec de ces discussions. Si aucune précision n’a été donnée sur ses intentions, le président semble laisser planer l’hypothèse d’une nouvelle dissolution.
La France insoumise prône une destitution ou une démission d’Emmanuel Macron, tout comme le Rassemblement national. Les Écologistes, eux, ont appelé à la réunion des différentes forces de l’ancien Nouveau Front populaire. Le patron des socialistes, Olivier Faure, a réclamé “un changement de cap” avec l’arrivée d’un “gouvernement de gauche”.
Le statut des ministres nommés avant la démission du premier ministre
Le gouvernement de Sébastien Lecornu est tombé quelques heures à peine après sa formation la veille. De nouveaux noms avaient été annoncés dans le nouvel exécutif, comme Bruno Le Maire ou Roland Lescure.
Le décret de nomination étant bien paru au Journal officiel après l’annonce de la nouvelle équipe gouvernementale, ce sont donc des ministres très éphémères qui sont en poste. On les appelle donc des ministres “démissionnaires”, tout comme Sébastien Lecornu, avant l’éventuelle nomination d’un autre Premier ministre et la formation d’un nouvel exécutif. Les membres de ce singulier gouvernement pourront bien bénéficier de leurs avantages d’anciens ministres, dont trois mois de salaire, la loi ne prévoyant pas de durée minimale d’exercice…
En attendant, le gouvernement actuel est censé gérer les affaires courantes. Parmi les ministres en poste, on note l’arrivée de Bruno Le Maire, aux Armées et aux Anciens combattants, Roland Lescure à l’Économie ou encore Eric Woerth, à l’Aménagement du territoire et au Logement. D’autres faisaient déjà partie de l’équipe précédente, comme Gérald Darmanin à la Justice, Bruno Retailleau à Beauvau ou Rachida Dati à la Culture.
Le trafic européen a dépassé son niveau estival de 2019
Le trafic aérien européen a dépassé cet été son niveau de 2019, avant la crise sanitaire du Covid-19. Du 1er juin au 15 septembre, en moyenne 35 127 vols par jour ont été dénombrés, soit une progression de 3,3% sur un an.
La hausse du trafic a été encore plus nette dans certaines régions d’Europe, en particulier la zone sud-est (Albanie, ex-Yougoslavie, Turquie...) où elle a dépassé 5% sur un an.
Malgré cette hausse et des complexités nées de la fermeture d’espaces aériens liées à la guerre en Ukraine et aux conflits au Proche-Orient, le trafic aérien s’est avéré plus fluide l’été dernier que lors de la même saison de 2024.
Parmi les faiblesses du réseau de contrôle aérien européen, le cas de la France, qui continue à souffrir de difficultés opérationnelles en raison de la capacité du contrôle aérien, des effectifs et des grèves.
En France, le secteur des transports est celui qui émet le plus de gaz à effet de serre, une grande partie étant due à l’utilisation de la voiture par les particuliers. Si l’on compare la quantité de CO2 émise par passager et par kilomètre, l’avion et la voiture arrivent loin devant les autres moyens de transport.
Le Rassemblement national affirme que 95% de ses candidats sont pré-investis
Quelque 95% des candidats du Rassemblement national sont déjà pré-investis, en cas de dissolution de l’Assemblée nationale. Plusieurs cadres du RN, à commencer par Marine Le Pen, mais aussi Louis Aliot ou Philippe Ballard, ont appelé à une dissolution ces dernières heures.
Le RN ne veut pas faire les mêmes erreurs que l’an dernier avec un casting raté et un échec au second tour des législatives. Le parti est cette fois persuadé de pouvoir ravir au moins 240 circonscriptions, grâce à un affaiblissement du front républicain.
Le parti d’extrême droite et ses alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) ont prévenu qu’ils censureront systématiquement tout gouvernement jusqu’à la dissolution ou la démission du chef de l’État.
La préfecture des Bouches-du-Rhône ordonne la fermeture de la mosquée des Bleuets
La préfecture des Bouches-du-Rhône a officiellement notifié à la mosquée marseillaise des Bleuets un arrêté de fermeture. Mais la mosquée va déposer un référé-liberté devant la justice administrative, pour empêcher cette fermeture.
L’imam de la mosquée, Smaïn Bendjilali, condamné en mai dernier à six mois de prison pour “apologie du terrorisme” (il a fait appel de ce jugement), a très vite annoncé qu’une procédure en référé devant le tribunal administratif de Marseille allait être déposée. Elle suspendra ainsi la décision de fermeture immédiate ordonnée par la préfecture, le temps de la procédure judiciaire.
C’est la deuxième fois en un an que les autorités de l’État lancent une procédure contre la mosquée des Bleuets. En août 2024, le préfet de police des Bouches-du-Rhône avait notifié à la mosquée située dans les quartiers nord de Marseille son intention de la fermer, estimant que des “propos légitimant la violence” y sont tenus depuis des années.



