Les raisons de la reconnaissance d’un État palestinien par Emmanuel Macron
C'est une promesse de longue date de la diplomatie française qu'Emmanuel Macron va tenir. Le président de la République reconnaîtra l'État de Palestine à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Reconnaître l'État de Palestine, c'est avant tout essayer de contraindre le Premier ministre israélien à stopper son offensive dans la bande de Gaza et ses projets de colonie en Cisjordanie.
Emmanuel Macron rationalise cette décision en estimant que "la création d'un État palestinien n'était pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique". Pour l'Élysée, il ne s'agit pas d'une mesure symbolique mais de poser les bases d'un processus qui aspire à apporter une stabilité sur le long terme dans la région.
Reconnaître la Palestine, c'est aussi remettre en avant la solution à deux États qui a toujours été la position diplomatique française ces quarante dernières années. Il s'agit d'une garantie tangible donnée aux pays arabes voisins pour qu'ils reconnaissent de leur côté la pleine intégrité d'Israël.
Emmanuel Macron s'affranchit des conditions fixées par le Crif pour procéder à cette reconnaissance et notamment la libération des otages israéliens détenus par le Hamas. Le chef de l'État considère que ces conditions sont en passe d'être remplies par l'Autorité palestinienne.
Son président, Mahmoud Abbas, a envoyé une lettre à Emmanuel Macron dans laquelle il s'engage à continuer de réformer l'Autorité palestinienne et confirme vouloir organiser des "élections présidentielles et législatives d'ici un an", sous "supervision" internationale. Dans ce courrier, il appelle aussi "à libérer immédiatement tous les otages et personnes retenues" et se dit favorable à ce que le Hamas "dépose les arme et ne dirige plus Gaza".
Reconnaître l'État de Palestine, c'est se conformer à la norme des pays membres de l'ONU. Pas moins de 148 pays ont en effet reconnu l’existence d’un État palestinien. Parmi eux figurent la Russie, les anciens pays du bloc de l'Est, une majorité de pays africains (en 1988) ou les pays d'Amérique Latine (en 2011). Ils ont été rejoints par d'autres pays après les attaques meurtrières du 7 octobre 2023, dont la Slovénie, l'Espagne, la Norvège ou l'Irlande.
Mais la France est devenue le premier pays du G7 à franchir le pas de la reconnaissance. Cela permet à Emmanuel Macron d'affirmer un leadership puisque, dans la foulée du président de la République, le Canada, le Royaume-Uni, la Belgique, l'Australie, le Portugal et le Luxembourg ont aussi fait un pas vers cette reconnaissance.
La polémique autour des drapeaux palestiniens sur les mairies
Alors que la France s'apprête à reconnaître l’État de Palestine au siège de l'ONU à New York, il y a une semaine, le secrétaire général du Parti socialiste, Olivier Faure, avait appelé à faire "flotter le drapeau palestinien sur nos mairies" le 22 septembre et a écrit une lettre à Emmanuel Macron pour lui demander "d'autoriser ce pavoisement".
"Il y a suffisamment de sujets de division dans le pays pour ne pas importer le conflit du Proche-Orient", a aussitôt réagi le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, avant de demander aux préfets de s'opposer à cette initiative au nom du "principe de neutralité du service public".
"La façade d'une mairie n'est pas un panneau d'affichage. Seul le drapeau tricolore a droit de cité", a expliqué Bruno Retailleau qui a donné la consigne aux préfets de s’opposer à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies et autres édifices publics et de "déférer à la juridiction administrative" les cas d'élus qui décideraient de pavoiser aux couleurs palestiniennes leur hôtel de ville.
L'accrochage des drapeaux sur les bâtiments publics n'est pas inscrit en tant que tel dans le droit français. Il existe toutefois un principe de neutralité, inscrit à l’article L121-2 du Code général de la fonction publique. Cependant, les pavoisements à caractère temporaire semblent tolérés par les juges.
Donald Trump rend hommage à Charlie Kirk devant près de 65 000 personnes
Pour ses adieux à Charlie Kirk, la droite américaine a célébré la mémoire de l'influenceur pro-Trump avec des sommets de ferveur religieuse. Près de 65 000 personnes ont rempli le stade prévu pour la cérémonie à Glendale, tout près de Phoenix, où Donald Trump en personne a été accueilli aux rugissements de "USA ! USA ! USA !".
"C'est un martyr", mort "pour la liberté américaine", a lancé le président des États-Unis, face à la foule habillée aux couleurs du drapeau américain, qui a fréquemment repris en chœur les morceaux de rock chrétien rythmant la cérémonie.
Au terme d'une cérémonie de plus de cinq heures, Donald Trump a pris dans ses bras Erika Kirk, la veuve de Charlie Kirk, qui a décidé de reprendre le flambeau de son mari. Concernant le meurtrier de son époux, celle-ci a déclaré : "Cet homme, ce jeune homme, je lui pardonne", soulevant l'émotion et les applaudissements de l'assistance. "Je lui pardonne parce que c'est ce que le Christ a fait et ce que Charlie aurait fait. La réponse à la haine n'est pas la haine", a-t-elle expliqué.
Autre prise de parole, celle de J.D. Vance. "Le meurtrier maléfique qui nous a pris Charlie s'attendait à ce que nous ayons des funérailles aujourd'hui et au lieu de cela nous avons eu une renaissance dans la célébration de Charlie Kirk et de Jésus-Christ", a déclaré le vice-président, très proche de la victime.
La cérémonie a aussi été l'occasion de retrouvailles publiques entre Donald Trump et l'homme d'affaires Elon Musk, qui ont discuté de manière visiblement amicale et se sont serré la main, plus de trois mois après leur rupture spectaculaire.
Clash entre Bernard Arnault et Gabriel Zucman
Dans une interview au Sunday Times, Bernard Arnault cible l'économiste Gabriel Zucman, à l'origine d'une proposition de taxe, portant son nom, à destination des plus hauts patrimoines.
"On ne comprend pas les positions de monsieur Zucman si l'on oublie qu'il est d'abord un militant d'extrême gauche", juge le patron du groupe LVMH. "À ce titre, il met au service de son idéologie une pseudo compétence universitaire qui elle-même fait largement débat", déclare Bernard Arnault.
"La fébrilité n'autorise pas la calomnie", a écrit dans une série de messages sur X, Gabriel Zucman en réponse à Bernard Arnault. "Quoi que vous en pensiez : le temps est venu de soumettre les milliardaires à un taux minimal d'imposition", a-t-il précisé, estimant que les critiques du milliardaires constituaient "une attaque contre notre contrat social".
Gabriel Attal à la rentrée de Renaissance à Arras
Le président du parti Renaissance multiplie les propositions pour revivifier la démocratie en France. Lors de son discours de rentrée à Arras, l'ancien Premier ministre a notamment prôné le recours à des "référendums réguliers" et évoqué la réduction du nombre de parlementaires ou encore la suppression de strates de collectivités territoriales.
Gabriel Attal a également proposé de réformer la Constitution et d'y introduire un principe de "non-régression sociétale". Il prône une "nouvelle République démocratique" pour "une Ve République du XXIe siècle" estimant qu’il faut cesser de croire "au mythe de l'homme providentiel" dans ce qui semble être une nouvelle étape de distanciation vis-à-vis d'Emmanuel Macron.



