Les Etats-Unis font état de progrès dans les négociations avec la Russie
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a fait état de quelques avancées dans les négociations avec la Russie pour tenter de trouver un accord mettant fin à la guerre en Ukraine. “Ce que nous avons essayé de faire, et je pense que nous avons fait quelques progrès, est de déterminer ce qui pourrait convenir aux Ukrainiens et leur donner des garanties de sécurité pour l’avenir”, a-t-il expliqué, après une rencontre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff, qui lui présentait le plan de Washington pour mettre fin au conflit.
L’émissaire de Donald Trump, accompagné du gendre du président américain, Jared Kushner, s’est entretenu pendant près de cinq heures au Kremlin avec le président russe.
“Certaines propositions américaines peuvent être discutées”, a expliqué le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, à propos des territoires ukrainiens occupés par la Russie et qui représentent environ 19% du pays. Le conseiller russe a par ailleurs évoqué une “discussion constructive” et une “volonté de poursuivre les efforts”.
Les enjeux de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Chine
Comme lors de son dernier voyage à Pékin, en avril 2023, Emmanuel Macron va solliciter l’appui de Xi Jinping pour “influencer et orienter le plus vite possible Moscou vers un cessez-le-feu”. Les capitales occidentales accusent la Chine d’offrir à Moscou un soutien économique crucial pour son effort de guerre.
Économiquement, les investissements entre la France et la Chine sont déséquilibrés, la France investissant environ 46 milliards d’euros en Chine contre 12 milliards investis par Pékin en France. Le président de la République souhaite accroître les investissements chinois en France.
La Chine étant un marché d’exportation important pour de nombreuses entreprises françaises, Emmanuel Macron se déplace accompagné par 35 patrons. Parmi eux se trouvent des dirigeants de Veolia, Suez, EDF, Andros ou encore Airbus.
Les différents objectifs de ce voyage seront de réduire l’important déficit commercial massif de 307 milliards d’euros en défaveur de l’Union européenne qui dénonce également une concurrence déloyale de la Chine sur de nombreux secteurs et qui accuse le géant asiatique d’exercer une forme de racket dans la fourniture de terres rares.
Polémique autour du label des médias voulu par Emmanuel Macron
Le projet de labellisation des médias avancé par Emmanuel Macron rencontre de fortes oppositions depuis la publication par l’Elysée d’une vidéo attaquant notamment Europe 1 et CNews.
L’exécutif veut reprendre la main alors que la polémique enfle. Il n’est pas question d’un label d’État concernant la presse, ni d’un ministère de la vérité, souligne la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
“La réponse du président de la République a été claire, et il l’a redit lors du Conseil des ministres. Ces initiatives prises encore une fois par des groupes de presse ne sont pas absurdes, mais n’ont en aucun cas vocation à être portées par le gouvernement. Donc non, le gouvernement ne va pas créer tel ou tel label destiné à la presse. Il n’a jamais été dit l’inverse, il n’y a pas de ministère de la vérité”, détaille-t-elle.
Maud Bregeon insiste qu’il n’appartient pas à l’exécutif de se prononcer sur l’organisation de la presse. Il n’en demeure pas moins que le président a dit vouloir mettre en place un label professionnel pour les réseaux sociaux et les sites d’information, afin de souligner qu’ils sont dignes de confiance et lutter contre la désinformation. Une ligne dangereuse selon ses opposants qui redoutent qu’en prétendant protéger la démocratie, le pouvoir ne s’arroge en réalité un droit de regard inédit sur le champ de l’information.
Pour Emmanuel Macron, ce pourrait être Reporters sans frontières qui pousse ce fameux label, une situation qui alimente les critiques, d’autant que l’Arcom a récemment discrédité une étude de l’ONG mettant en cause le manque de pluralisme de CNews.
5 000 personnes disparaissent volontairement tous les ans en France
Chaque année, en France, environ 5 000 disparitions volontaires sont comptabilisées. Il s’agit de disparitions d’adultes qui, de leur plein gré, font le choix de quitter leur environnement sans laisser de trace, ni donner de nouvelles.
La justice française établit une différence substantielle entre les disparitions volontaires et les disparitions inquiétantes. Il est admis qu’un adulte majeur et en pleine possession de ses capacités peut décider de disparaître sans que des recherches soient engagées.
Les disparitions de mineurs ou de majeurs protégés (sous tutelle ou curatelle) sont systématiquement considérées comme inquiétantes. Idem pour la disparition d’une personne dépressive ou d’une personne malade d’Alzheimer.
Les proches du disparu ont la possibilité de saisir le procureur de la République pour le convaincre du caractère inquiétant de la disparition et permettre l’ouverture d’une instruction. Lorsque les recours sont épuisés, les familles se tournent souvent vers des associations.
Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, condamné à quatre ans de prison
Le tribunal correctionnel de Lyon a condamné le maire de la ville de Saint-Étienne Gaël Perdriau à cinq ans de prison, dont un avec sursis, pour son rôle dans l’affaire du chantage à la sextape concernant son ancien premier adjoint, Gilles Artigues, filmé à son insu avec un jeune escort. Le jugement est assorti d’une peine de cinq ans d’inéligibilité à exécution immédiate.
L’élu a été reconnu coupable de “toutes les infractions qui lui étaient reprochées”, c’est-à-dire chantage, association de malfaiteurs et détournement de fonds publics. Il a été condamné avec mandat de dépôt à effet différé, assorti de l’exécution provisoire, ce qui signifie qu’il sera bientôt incarcéré.
Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet du maire pendant dix ans, a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. L’ex-adjoint à l’Education, Samy Kéfi-Jérôme, et son ancien conjoint, Gilles Rossary-Lenglet, qui ont eu l’idée de piéger Gilles Artigues, ont été condamnés à quatre ans de prison, dont un an de sursis, 40.000 euros d’amende et les mêmes peines d’inéligibilité et d’interdiction de détention d’armes.
Gilles Artigues a salué la décision de justice. De son côté, Gaël Perdriau a déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision.



