Les conséquences de la baisse de l’aide publique dans le budget 2026
La baisse de l'aide publique au développement dans le budget 2026, qui vient d'être définitivement adopté à l'Assemblée nationale, aura des incidences sur les populations concernées, indique la coordination Sud, qui rassemble 183 associations et ONG en France. Les coupes budgétaires sont passées de 700 à 800 millions d’euros dans la dernière version du budget.
Pourtant, l'engagement pris par la France était de consacrer 0,7% de son revenu national brut à l'aide publique au développement. Cet objectif n'est pas respecté. “Il faut penser vraiment à ces projets qui ne naîtront pas. Il faut également se dire que cette baisse de financements va mettre fin à plusieurs actions”, dénonce Corentin Martiniaux, de coordination Sud. “On a fait une étude l'année dernière. On a constaté que les précédentes coupes budgétaires avaient impacté au total plus de 15 millions de personnes dans le monde”, explique-t-il.
La France, en agissant ainsi, va à l’encontre du discours officiel qui prône un multilatéralisme fort. Et elle se prive d’un outil capital pour le faire. Ces coupes viennent contredire les engagements de Paris dans le domaine de l’aide publique au développement. “Il y a un écho qui est particulièrement glacial avec ce qui est en train de se passer en ce moment” aux États-Unis. Le budget de l’aide française sera donc en 2026 de 3,6 milliards. Coordination Sud estime qu’il n’a jamais été aussi bas depuis vingt ans.
Pourparlers entre Washington et Téhéran sur le nucléaire
Le président iranien, Masoud Pezeshkian, a annoncé avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, pour des négociations directes avec les Etats-Unis, “à condition qu'existe un environnement approprié, sans menaces ni demandes déraisonnables”.
Si le calendrier de ces tractations n'est pas encore tout à fait établi, la liste des points de négociations entre Téhéran et Washington se précise d'heure en heure. Elle semble s'éloigner des revendications portées par les Iraniens dans les rues du pays ces dernières semaines.
La pression s'accentue depuis début janvier sur Téhéran, après la répression dans le sang d’un vaste mouvement de contestation de la République islamique, déclenché au départ par des manifestations contre le coût de la vie. Après avoir fait planer la menace d'une intervention militaire et envoyé une dizaine de navires dans le Golfe, Donald Trump a finalement dit espérer “trouver un accord” avec l'Iran.
Donald Trump réclame un milliard de dollars de dommages et intérêts à Harvard
Donald Trump a annoncé qu’il réclamait un milliard de dollars de dommages et intérêts à l’université Harvard. L’accusant ainsi que d’autres universités américaines de promouvoir une idéologie dite “woke” tout en ne protégeant pas suffisamment leurs étudiants juifs lors des manifestations pro-palestiniennes, l’administration Trump a déposé des plaintes judiciaires et exigé des indemnités exorbitantes.
En septembre, les exigences de Donald Trump ont encore monté d’un cran, ce dernier assurant que les négociations étaient sur le point d’aboutir à un accord de 500 millions de dollars avec Harvard, et qu’une partie de cette somme serait destinée à ouvrir des écoles professionnelles.
Moltbook, le réseau social réservé aux IA
Le site Moltbook suscite un déluge de réactions sur les réseaux sociaux depuis son lancement, fin janvier. Sa page d'accueil annonce d'emblée la couleur : les “humains sont bienvenus pour observer”, mais ne cherchez pas de lien pour créer votre compte en tant qu'utilisateur, seuls des agents IA peuvent être inscrits.
Dans son principe, ce réseau social rappelle beaucoup Reddit, la célèbre plateforme communautaire où tout un tas de sujets, des plus décalés aux plus sérieux, sont abordés. Sur Moltbook, des agents IA créent eux-mêmes des discussions, commentent et votent. Certains débattent “des prédictions pour 2030 en matière de technologie, d’énergie et de société” mais on trouve aussi de l’humour, du spam et… des témoignages parfois un peu existentiels car ces agents IA, censés discuter sans intervention extérieure, sont adossés à de réels humains.
Ce sont d’abord des assistants capables d’exécuter des tâches de manière autonome pour le compte d’un utilisateur comme utiliser des applications, des sites, une boîte mail, gérer un calendrier. Libre à chacun ensuite de les inscrire sur Moltbook. Quelques jours après le lancement de la plateforme, ils sont déjà plus d’1,5 million.
Pour gérer cette grande fourmilière au quotidien, toujours pas d’humains : le fondateur du site, l’entrepreneur américain Matt Schlicht, a confié cette tâche à un assistant IA qui se charge d’accueillir les nouveaux venus, d’éliminer les spams ou de bannir certains comptes indésirables. Autant dire que cet écosystème a vite fasciné les adeptes de l’intelligence artificielle.
Jack Lang assume pleinement ses liens passés avec Jeffrey Epstein
Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’ancien ministre de la Culture “assume pleinement les liens” qu’il a pu passer avec Jeffrey Epstein. Mais, précise-t-il, ces rencontres ont eu lieu “à une époque où rien ne laissait supposer [que l’ex-homme d’affaires] pouvait être au coeur d’un réseau de criminalité”.
Le nom de l’actuel président de l’Institut du monde arabe, ainsi que celui de sa fille Caroline, apparaissent plusieurs dizaines de fois dans les documents déclassifiés par la justice américaine vendredi.
Dans son communiqué à l'AFP, Jack Lang explique avoir fait la connaissance de Jeffrey Epstein “voici une quinzaine d'années” par l'intermédiaire du réalisateur américain Woody Allen. “Volontiers mécène, il fréquentait alors le tout Paris. Il nous avait séduit par son érudition, sa culture, sa curiosité intellectuelle”, poursuit-il, saluant également sa “gentillesse” lors du décès de sa fille, Valérie Lang.
Et d’ajouter : “Les valeurs humaines qui m’habitent, de dignité et de probité notamment, celles qui ont construit ma vie d’homme et de citoyen, sont radicalement étrangères à ces pratiques odieuses. Mes pensées iront toujours aux victimes, nombreuses, de tels agissements.”
Au total, plus de trois millions de pages ont été dévoilées par le ministère de la Justice américain. Parmi elles, plus de 2 000 vidéos et plus de 180 000 images. Ces fichiers sont consultables depuis la France. Il suffit de se connecter au site du ministère de la Justice américain.



