Le président iranien accuse les manifestants de vouloir déstabiliser la société
C’est sa première prise de parole après quatre nuits de manifestations intenses contre les autorités.“Le peuple ne devrait pas permettre aux émeutiers de déstabiliser la société. Le peuple devrait avoir confiance en la volonté du gouvernement d’instaurer la justice”, a déclaré le président Massoud Pezeshkian, dans un entretien diffusé par la chaîne de télévision publique IRIB.
Il accuse les “ennemis de l’Iran” de vouloir “semer le chaos et le désordre” dans le pays en ordonnant des “émeutes”. Massoud Pezeshkian évoque les suites de la “guerre de douze jours”, affirmant que des “terroristes liés à des puissances étrangères” sont responsables de “violences meurtrières”, d’attaques “contre des biens publics” et de “mosquées incendiées”.
De son côté, Reza Pahlavi, fils du chah déchu, assure préparer son arrivée en Iran afin d’y organiser un gouvernement de transition.
Selon les ONG, on dénombre déjà plus de 500 morts dans cette contestation inédite depuis trois ans. Le mouvement, initialement déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants devant la cherté de la vie et la dépréciation de la monnaie, a gagné de nombreuses autres villes et pris de l’ampleur ces derniers jours.
Alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979, le président américain Donald Trump a répété que Washington se tenait “prêt à aider” les manifestants “aspirant à la liberté”. Une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique, sans écarter des options militaires.
Donald Trump met la pression sur Cuba
Donald Trump a exhorté Cuba à “accepter un accord, avant qu’il ne soit trop tard” et que le pays ne se retrouve sans pétrole, ni argent vénézuélien. “Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d’argent provenant du Venezuela”, dénonce le président des États-Unis, ajoutant qu’“en échange, Cuba fournissait des services de sécurité aux deux derniers dictateurs vénézuéliens”.
Peu de temps auparavant, Donald Trump avait republié un message suggérant que le secrétaire d’État américain Marco Rubio pourrait devenir le dirigeant de Cuba. Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a répondu que “personne ne dicte quoi faire” à son pays. Cuba est “une nation libre, indépendante”, a-t-il écrit dans un message publié sur X.
Cuba et le Venezuela entretiennent depuis longtemps des relations étroites de coopération dans des secteurs stratégiques tels que la défense, la santé et l’éducation. À partir de 2000, le pays a pu compter sur un accord de coopération signé avec le Venezuela du président Hugo Chavez, prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l’envoi de médecins et de professeurs.
2 500 médecins partent symboliquement en exil à Bruxelles
Près de 2 500 médecins spécialistes, chirurgiens, anesthésistes et gynécologues-obstétriciens sont partis de Paris dans un convoi d'environ 90 cars, pour une mobilisation baptisée “Opération Bruxelles”. Durant cinq jours, ils vont s'exiler symboliquement dans la capitale belge.
À Paris 20 000 médecins ont défilé dans les rues de la capitale pour dénoncer une “dérive autoritaire” de la loi de financement de la sécurité sociale 2026. Malgré le retrait de quelques mesures contestées, les spécialistes libéraux redoutent un encadrement des dépassements d’honoraires. Ces derniers ont atteint 4,3 milliards d’euros en 2024.
Les médecins s’inquiètent de plusieurs dispositifs de la loi de financement de la Sécurité sociale 2026, et de plusieurs textes à venir, comme la loi Garot ou Mouiller, qui visent à réduire les déserts médicaux en encadrant la liberté d’installation des médecins libéraux.
Certains médecins pointent également du doigt le rôle des complémentaires santé qui pourraient amoindrir leur hausse tarifaire en abaissant leurs frais de gestion. Signe de la tension ambiante, l’intersyndicale a refusé un rendez-vous avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’issue de la manifestation.
Frappes américaines à grande échelle contre l’Etat islamique en Syrie
Le groupe jihadiste Etat islamique a été visé par les Etats-Unis dans le cadre d’une opération sur le territoire syrien. Dans un communiqué diffusé sur X, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient a expliqué avoir mené, “en collaboration avec des forces partenaires, des frappes à grande échelle contre plusieurs cibles de l’EI à travers la Syrie”, dans le cadre de leur réponse à une attaque ayant tué deux militaires et un interprète américains en décembre dans la région de Palmyre.
La Jordanie a déclaré avoir participé à cette opération, “dans le but de neutraliser les capacités des groupes terroristes et de les empêcher de se réorganiser ou d’utiliser ces zones” pour lancer des attaques menaçant “la sécurité régionale”.
Pendant la guerre civile, déclenchée en 2011 par des manifestations pro-démocratie, l’EI avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Malgré sa défaite, ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent épisodiquement de mener des attaques. Début janvier, le Royaume-Uni et la France avaient mené conjointement des frappes pour empêcher la résurgence de l’organisation terroriste.
Des agriculteurs tentent de bloquer le port du Havre
Après la signature vendredi du traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, la colère des agriculteurs français ne retombe pas. Plusieurs actions sont menées dans tout le pays, dont une tentative de blocage du port du Havre. Les manifestants veulent tenter de bloquer les camions qui sortent du port pour vérifier les marchandises.
Le port du Havre est le premier port de France et donc le plus concerné par le traité qui va permettre d’importer plus facilement des produits d’Amérique du Sud. Tout camion suspecté de transporter des denrées produites selon des normes moins-disantes que celles de la France sera stoppé.
Les manifestants sont tous convaincus qu'ils n'ont rien à gagner avec l'entrée en vigueur de ce traité car les produits qui vont arriver sur le territoire seront moins chers et ne respecteront pas les normes, ce qui constituera une concurrence déloyale.
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, prévoit de signer le Mercosur le 17 janvier, mais les agriculteurs mobilisés pensent que tout n’est pas perdu. Une manifestation est justement prévue le 20 janvier devant le Parlement européen, qui peut saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour suspendre l’entrée en application et qui peut aussi refuser de voter le traité.



