Le Parquet national antiterroriste enquête sur la clé USB illégale de Salah Abdeslam et sur un projet d’attentat
Le Parquet national antiterroriste a annoncé avoir ouvert deux informations judiciaires distinctes, l’une concernant la clé USB qu’aurait illégalement détenue Salah Abdeslam en prison, l’autre un projet d’attentat d’une ex-compagne du terroriste, Maëva B..
A quelques jours des commémorations des attentats du 13 novembre 2015, le Pnat précise avoir découvert un possible “projet d’action violente, sans lien avec Salah Abdeslam”, sur “les supports numériques saisis au cours de la perquisition réalisée au domicile de Maëva B.”, en marge d’une enquête ouverte en janvier 2025 sur une clé USB illicite que le seul membre vivant des commandos meurtriers est soupçonné d’avoir obtenue.
A la suite de ces découvertes, “une mineure de 17 ans, demeurant dans l’Hérault”, et “un homme de 20 ans, nouvel époux religieux, demeurant dans l’Isère”, appartenant à l’entourage de Maëva B., ont été placés en garde à vue. Le Pnat a demandé la mise en examen de ces trois protagonistes pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes, ainsi que leur incarcération.
Concernant le volet clé USB, l’information judiciaire a été ouverte pour recel d’objet illicite remis à détenu et complicité, ainsi que pour association de malfaiteurs délictuelle de droit commun. Il a demandé la mise en examen de Maëva B. ainsi que son placement sous contrôle judiciaire, ainsi que la mise en examen ultérieure de Salah Abdeslam.
Salah Abdeslam a été placé en garde à vue puis relâché à deux reprises. Maëva B. a été placée en garde à vue également, pour une duré six jours, soit une durée exceptionnelle permise seulement en cas de péril imminent d’attentat ou de nécessités de la coopération internationale.
La démission de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais validée par le Conseil d’Etat
Le Conseil d’Etat a confirmé la démission d’office de Marine Le Pen de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais, prononcée par le préfet après la condamnation de la leader d’extrême droite en mars à une peine d’inéligibilité.
La présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale estimait que les dispositions législatives qui avaient conduit à sa démission d’office “ne respectaient pas le principe d’égalité devant la loi”, invoquant une “différence de traitement entre les conseillers départementaux et les parlementaires”. Mais ces règles du Code électoral ont été appliquées “telles qu’interprétées de façon constante par la jurisprudence du Conseil d’Etat, selon laquelle un élu local condamné à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire doit être démis d’office par le préfet”, ont rappelé les hauts magistrats.
Marine Le Pen, triple candidate à l’élection présidentielle, a été condamnée le 31 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Un procès en appel doit se tenir du 13 janvier au 12 février, pour une décision attendue environ quatre mois plus tard.
Moins de financements pour les dispositifs psy
Le financement du dispositif Mon soutien psy, qui permet depuis 2022 de faire rembourser par l’Assurance-maladie des consultations de psychologues, conduit les autorités sanitaires à se désengager localement de dispositifs antérieurs plus “pertinents et efficaces”, dénonce le groupe Convergence des psychologues en lutte.
Le mécanisme permet à des patients d’avoir accès à 12 séances avec un psychologue libéral conventionné, facturées 50 euros et prises en charge par l’Assurance-maladie et la complémentaire santé. Mais le dispositif est inadapté car seules 4,8 consultations sur 12 sont utilisées en moyenne et 75% des patients sortent du dispositif avant la huitième séance.
D’autres dispositifs locaux qui fonctionnent de façon concluante depuis des décennies voient leur activité s’interrompre car les agences régionales de santé cessent tout financement au prétexte que Mon soutien psy a été mis en œuvre. Le budget consacré au dispositif (170 millions d’euros en 2024) permettrait de créer entre 2 500 et 4 000 postes dans le secteur public.
Donald Trump gracie 77 personnes qui ont tenté d’inverser les résultats de la présidentielle de 2020
Donald Trump a gracié 77 personnes impliquées dans la tentative d’inverser les résultats du scrutin présidentiel de 2020 remporté par le démocrate Joe Biden.
Parmi les bénéficiaires de la grâce présidentielle figurent Rudy Giuliani, ancien avocat de Donald Trump et ex-maire de New York, Mark Meadows, ancien chef de cabinet de la Maison Blanche en 2020, et John Eastman, un juriste ayant proposé des stratégies pour empêcher la certification des résultats. Boris Epshteyn, conseiller de longue date de Donald Trump, et Sidney Powell, une avocate conservatrice qui a lancé des procédures contre les résultats électoraux dans des Etats clés, se trouvent également parmi les personnes concernées.
En plus de son cercle proche, le président a gracié des dizaines de militants républicains. Ces grâces sont en grande partie symboliques, aucune des personnes identifiées n’étant accusée de crimes fédéraux, seuls concernés par la grâce présidentielle. Les personnes concernées demeurent susceptibles d’être jugées par les instances locales devant lesquelles elles sont poursuivies.
Lettre de Bruno Le Maire alertant Emmanuel Macron sur le déficit
Dans le cadre d’un documentaire intitulé “Dette, un scandale français ?”, l’émission “C dans l’air”, diffusée sur France 5, a dévoilé la lettre secrète envoyée par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Economie et des Finances, à Emmanuel Macron, pour l’alerter sur le dérapage des finances publiques.
Mettant en avant la chute des recettes fiscales, le patron de Bercy y demandait des mesures d’économies pour limiter le déficit à 4,9% en 2024 et proposait une loi de finances rectificative. Ses recommandations n’avaient pas été suivies par le chef de l’Etat à l’époque. Le déficit public avait atteint 5,8% du PIB cette année-là.
Bruno Le Maire avait ensuite été accusé d’être responsable des problèmes budgétaires de la France. Questionné à ce sujet, l’actuel ministre de l’Economie, Roland Lescure, a dit qu’il n’avait jusque-là pas connaissance de cette lettre d’alerte de son prédécesseur.




bel hommage pour la journée du novembre