Le bateau humanitaire Handala a quitté l'Italie direction la bande de Gaza
Le Handala, navire humanitaire de la flottille de la liberté, mouvement international non violent de soutien aux Palestiniens, a quitté le port de Gallipoli, dans le sud de l'Italie. Dix-huit personnes sont à son bord, dont des militants, des journalistes et des élues de La France insoumise, pour tenter de rejoindre l'enclave palestinienne, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus de 20 mois de guerre.
Ce départ intervient sept semaines après celui du Madleen, autre navire parti d'Italie le 1er juin pour "briser le blocus israélien" à Gaza, qui avait été intercepté par l'armée israélienne. Le voilier avait alors à son bord 12 passagers, dont la militante écologiste Greta Thunberg, et l'eurodéputée LFI Rima Hassan, qui avait été détenue trois jours après l'interception du navire, à environ 185 kilomètres à l'ouest de la côte de Gaza.
"Le Madleen a échoué parce qu'il n'a pas atteint les côtes gazaouies, par contre, sur l'opération, il a réussi puisque pendant deux semaines, on a davantage parlé du génocide à Gaza et les médias se sont davantage concentrés sur la question", fait valoir la députée insoumise Gabrielle Cathala, qui sera à bord du Handala. "Tant qu'un bateau n'arrivera pas jusqu'aux côtes palestiniennes, les bateaux doivent continuer à partir, c'est une obligation morale, une obligation internationale", ajoute l'élue.
Construit à la fin des années 1960, le Handala est à l’origine un navire de pêche norvégien. Long de dix-huit mètres, il a été racheté en 2023 par la Flottille de la liberté. Reconverti en bateau de solidarité pour Gaza, il sillonne les ports européens pour des actions humanitaires en faveur des populations de l'enclave palestinienne. Il a déjà fait des haltes en Écosse, au pays de Galles, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, au Portugal, en Espagne, mais aussi en France.
La pétition contre la loi Duplomb a dépassé le million de signatures
La pétition contre la loi Duplomb a dépassé le million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale après que la barre des 500 000 signatures offre la possibilité d'un débat public dans l'hémicycle, sans vote, sur cette loi qui réintroduit un pesticide interdit depuis 2018 et favorise les élevages intensifs ainsi que le stockage de l'eau dans des mégabassines.
La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s'est d'ailleurs dite "favorable" à l'organisation d'un tel débat. En revanche, ce temps de discussion "ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée".
Initiée par les sénateurs Laurent Duplomb (LR) et Franck Menonville (UDI, centre), la loi a été adoptée le 8 juillet par 316 voix contre 223 lors d'une dernière séance tendue dans l'hémicycle. Elle est présentée comme l'une des réponses au mouvement de protestation des agriculteurs durant l'hiver 2024.
Guérilla urbaine et CRS 82 à Limoges
Ce week-end, à Limoges, des affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et une centaine d'individus masqués et armés de mortiers, cocktails Molotov et battes de baseball, qui s'en étaient aussi pris à des véhicules en circulation, certains avec des enfants à bord.
Aucun automobiliste n'a été blessé mais plusieurs d'entre eux, "particulièrement choqués", ont déposé plainte. Après ces heurts, qui ont fait neuf blessés parmi les policiers, une enquête a été ouverte pour participation avec arme à un attroupement, violences sur fonctionnaires de police, extorsion aggravée et dégradations en bande organisée du bien d'autrui.
En réaction, le ministère de l'Intérieur a annoncé le déploiement à Limoges de la compagnie de CRS 82, basée à Saint-Herblain en Loire-Atlantique et spécialisée dans le maintien de l'ordre. Ces échauffourées font suite à d'autres heurts survenus dans la même zone le soir du 14 juillet. Le maire de Limoges Émile Roger Lombertie a dénoncé auprès de l'AFP une "guérilla urbaine" dans ce quartier "de grande pauvreté" du Val de l'Aurence, qu'il a décrit comme une "zone de non-droit" depuis "quatre ou cinq ans".
La coopérative Le Relais dépose le bilan
Depuis le 1er janvier 2025, les pays européens doivent opérer une collecte séparée de leurs textiles, comme pour le verre ou le papier. Sur le territoire national, plus de 47 000 bornes permettent de collecter 34% des déchets textiles. Mais certaines ont été contraintes de suspendre leur activité ces derniers mois suite à un "ralentissement important du marché mondial de la friperie" selon Le Relais, qui assure 50% de la collecte française.
Chaque année, environ 270 000 tonnes de déchets textiles sont collectées en France et 60% des produits triés sont revendus en fripe. Ce marché de la friperie exportée permet aux acteurs de l'économie sociale et solidaire de se financer en partie. Mais désormais, les acheteurs africains préfèrent acheter du neuf en Chine.
Selon le principe du "pollueur payeur", les organismes de collecte comptent également sur la contribution des entreprises de textile qui sont responsables de la fin de vie de leurs produits. Une contribution, autour de trois ou quatre centimes, est donc prélevée sur chaque article vendu pour financer la collecte et la valorisation.
Refashion, l'organisme qui collecte ces contributions, reverse ensuite aux acteurs de la filière du tri des vêtements une subvention qui s'élevait jusqu'ici à 156 euros la tonne. Une somme très largement insuffisante, selon Le Relais. Confrontée à des recettes qui s'érodent, la coopérative demande sa revalorisation à 304 euros. Refashion, de son côté, a formulé une proposition revalorisée à 192 euros par tonne de vêtements triés.
Le ministère de la Transition écologique a annoncé un soutien de 49 millions d'euros aux acteurs du tri de textiles, soit une hausse de 15 millions d'euros par rapport à 2024. Il ajoute prévoir pour 2026 un soutien à hauteur de 57 millions d'euros. Le montant versé par Refashion va ainsi passer de 156 euros la tonne à 223 euros.
Semaine de combats dans le sud de la Syrie
Le gouvernement syrien a annoncé la fin des combats, à Soueïda, reprise par les groupes druzes, une semaine après le déclenchement d’affrontements intercommunautaires sanglants dans cette ville du sud du pays. Les violences entre groupes druzes et bédouins sunnites qui ont éclaté dans la région de Soueïda ont fait plus de 1 000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Le pouvoir syrien a annoncé un cessez-le-feu dans la province et commencé à y redéployer des forces dans l'objectif d'y rétablir la paix. Néanmoins, des journalistes sur place font état de la persistance de combats dans certains quartiers de la ville de Soueïda.
D'après l'OSDH, 634 Druzes sont morts, dont 336 combattants et 298 civils, y compris 194 exécutés par des membres des forces relevant des ministères de la Défense et de l'Intérieur aux premiers jours des combats. Parmi les morts figurent également 342 membres des forces du gouvernement et 21 combattants bédouins, dont trois civils exécutés par des combattants druzes. Par ailleurs, 15 membres des forces gouvernementales ont été tués dans des frappes israéliennes. Plus de 128 000 personnes ont été déplacées par ces affrontements.



