L’adoption du budget 2026 par le Parlement de plus en plus compromise
Alors que le vote en première lecture de la partie recettes du projet de loi de finances devait avoir lieu mardi 4 novembre, plusieurs centaines d’amendements doivent encore être étudiées alors que les députés vont devoir mettre les débats sur pause pour se consacrer à l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale car la première partie de ce texte doit en théorie être votée le 12 novembre. Les députés reprendront ensuite l’examen et le vote du projet de loi de finances avant de le transmettre au Sénat.
Ces retards à répétition pourraient bien faire capoter tout le budget car la Constitution fixe au 23 novembre à minuit la limite pour adopter le budget en première lecture et au 23 décembre pour l’ensemble du débat sur le budget de l’Etat.
“Le changement culturel n’intervient pas aussi vite dans nos esprits que ce que j’avais imaginé”, a dû reconnaître le Premier ministre devant les députés. Le “pari” du renoncement au 49.3 “fonctionne un peu, mais pas complètement”, a-t-il concédé.
Si le Parlement ne s’est pas prononcé dans un délai de 70 jours, le gouvernement peut mettre en place son projet initial par ordonnance, une procédure inédite sous la Ve République. Le dépôt d’une loi spéciale avant le 19 décembre, pour autoriser l’Etat à percevoir les impôts existants, peut aussi être envisagé. Les dépenses seraient gelées par décret, en attendant le vote d’un budget début 2026.
L’impôt sur la fortune improductive approuvé par les députés
Après le rejet de la taxe Zucman, une majorité de députés a adopté une transformation de l’impôt sur la fortune immobilière en impôt sur la fortune improductive dans le projet de budget 2026. L’amendement, présenté par le MoDem et également voté par le Rassemblement national, le Parti socialiste et le groupe Liot doit encourager l’investissement productif en taxant davantage certains biens et placements.
Cet impôt sur la fortune improductive est une nouvelle version de l’impôt sur la fortune immobilière qui avait lui-même remplacé l’impôt sur la fortune en 2018, en restreignant la base sur laquelle est calculé l’impôt aux seuls biens immobiliers d’une valeur supérieure à 1,3 million d’euros net.
Le seuil de paiement de ce nouvel impôt est maintenu à 1,3 million d’euros, mais l’assiette est élargie à tous les actifs dits “improductifs”. En plus des biens immobiliers, sont inclus les objets précieux, les voitures, les yachts, les œuvres d’art, les avions, les cryptomonnaies, les liquidités, les placements financiers non investis dans les entreprises ou certains produits d’assurances-vie. Les biens professionnels sont, eux, toujours exclus du calcul de cet impôt.
Trois nouvelles dépouilles d’otages ont été rendues par le Hamas
L’armée israélienne a annoncé que les corps de trois otages israéliens ont été remis par le Hamas à la Croix-Rouge. “Selon les informations fournies par la Croix-Rouge, trois cercueils de personnes décédées prises en otage ont été transférés sous leur garde et sont en route vers les troupes de Tsahal dans la bande de Gaza”, indique un communiqué de Tsahal.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ensuite annoncé que les dépouilles avaient été remises à l’armée israélienne et au Shin Bet, le service de sécurité intérieure. Les cercueils des otages seront transférés en Israël, où ils seront accueillis lors d’une cérémonie militaire, avant d’être acheminés vers l’Institut national de médecine légale pour y être identifiés.
Un peu plus tôt, la branche armée du mouvement islamiste, les Brigades Ezzedine al-Qassam, avait affirmé que “les corps de trois soldats israéliens capturés, retrouvés sur le tracé de l’un des tunnels du sud de la bande de Gaza” allaient être remis à Israël.
Les retards successifs dans la remise des corps des otages ont provoqué la colère du gouvernement israélien. Le Forum des familles d’otages a exigé dans un post sur X que “le Premier ministre agisse avec détermination et fermeté afin d’assurer la mise en œuvre immédiate des engagements du Hamas dans le cadre de l’accord et rapatrier en Israël tous les otages décédés”.
Attaque au couteau dans un train en Angleterre
L’attaque s’est produite environ une heure après le départ d’un train parti à 18h25 de Doncaster, dans le nord de l’Angleterre, vers la gare londonienne de King’s Cross.
Olly Foster, cité par la BBC, a raconté avoir d’abord cru à une plaisanterie liée à Halloween lorsqu’il a entendu des passagers crier : “Fuyez ! Il y a un type qui poignarde tout le monde.” Bien que cela n’ait duré que 10 à 15 minutes au total, l’attaque “semblait ne jamais devoir se terminer”, selon ce témoin.
Dix personnes ont été hospitalisées, dont neuf dans un état très grave. Une autre personne s’est présentée à l’hôpital plus tard dans la soirée. Sur les neuf personnes dont les blessures étaient jugées mortelles, quatre ont depuis quitté l’hôpital. Deux personnes sont toujours dans un état critique.
La police a été alertée d’un incident à bord vers 19h40 et est intervenue en gare de Huntingdon, une ville située à environ 120 km au nord de Londres. Selon la British Transport Police, des agents sont “montés à bord du train et ont arrêté deux personnes”. Les policiers ont utilisé un pistolet à impulsion électrique sur le quai pour maîtriser un homme armé d’un grand couteau.
John Loveless, un responsable de la police des transports britannique, a expliqué que les deux hommes arrêtés pour “suspicion de tentative de meurtre” sont âgés de 32 et 35 ans et de “nationalité britannique”. Ils ont été placés en détention provisoire. L’homme de 35 ans a été relâché dans la soirée et l’homme de 32 ans est désormais considéré comme le seul suspect de l’attaque.
La police écarte toute motivation terroriste à ce stade. Les violences à l’arme blanche ont fortement augmenté ces quinze dernières années en Angleterre et au pays de Galles. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a qualifié par le passé la situation de “crise nationale”.
Eric Zemmour favorable à une primaire de la droite élargie
Eric Zemmour s’est dit favorable à une primaire de la droite élargie en vue de la présidentielle. “Traditionnellement, la primaire c’est le premier tour. Aujourd’hui nous avons un paysage complètement dispersé et je me dis que la proposition de David Lisnard est intéressante”, a affirmé le président de Reconquête.
Le maire de Cannes, de même que le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez, plaident pour une primaire ouverte “à tous les électeurs de droite”, allant du ministre Gérald Darmanin (Renaissance) à la députée européenne Sarah Knafo (Reconquête).
Le président des Républicains, Bruno Retailleau, avait écarté pendant la campagne pour la présidence du parti de droite l’idée d’une primaire ouverte. Un conseil stratégique du parti doit se tenir mardi.



