La stratégie des bonnes nouvelles de Sébastien Lecornu
Le nouveau Premier ministre a annoncé le retrait de la suppression de deux jours fériés. "Il y a des questions de justice fiscale, de répartition de l’effort et il faut y travailler sans idéologie, j’y suis prêt [...] je souhaite que l’on épargne celles et ceux qui travaillent [...] j'entends ce que disent nos concitoyens", explique Sébastien Lecornu pour justifier sa décision.
"Le futur budget ne correspondra peut-être pas complètement à mes convictions… C’est même quasiment certain", estime-t-il avant d'ajouter qu’il souhaite "une discussion parlementaire moderne et franche, de très bon niveau avec le PS, Les Écologistes et le Parti communiste. Cette gauche républicaine dont on connaît les valeurs doit s’émanciper de La France insoumise, qui s’exclut elle-même de la discussion et préfère le désordre".
Sébastien Lecornu évoque aussi la question d'éventuelles discussions avec le RN. "Si vous me demandez s'il faut passer un accord politique avec le RN, la réponse est évidemment non. En revanche, refuser de discuter à l'Assemblée avec des députés élus par un tiers des Français, ça n'aurait aucun sens", a-t-il dit.
Sur la question des avantages accordés aux anciens ministres et sur le train de vie de l'État, le nouveau Premier ministre indique qu'"on ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas" et annonce qu'il va mettre "fin aux derniers privilèges qui sont encore accordés 'à vie' à certains anciens membres du gouvernement".
Il prévoit également de demander à des hauts fonctionnaires d'examiner les dépenses de l'État et veut ouvrir des consultations ayant pour objectif "un grand acte de décentralisation, de clarification et de liberté locale".
Manifestation anti-migrants à Londres
Union Jack et croix de Saint-Georges, devenus étendards du mouvement anti-immigration, ont inondé les rues du centre de Londres ce week-end. Entre 110 000 et 150 000 manifestants se sont réunis selon Scotland Yard, plus d'un million selon les organisateurs.
Tous ont répondu à l'appel de Tommy Robinson, figure de l'extrême droite britannique, plusieurs fois condamné. Une contre-manifestation antiraciste organisée au même moment a réuni 20 fois moins de participants selon la police.
Avec ce rassemblement, l'extrême droite britannique signe une démonstration de force dans un moment où le gouvernement britannique est au plus bas dans l'opinion et où le parti anti-immigration Reform UK est au sommet dans les sondages.
Le réseau "France Santé" de Sébastien Lecornu
Lors d'un déplacement à Mâcon en Saône-et-Loire, Sébastien Lecornu s’est attaqué au problème des déserts médicaux, en annonçant d’ici 2027, la construction d’un réseau national de 5 000 maisons "France Santé". Ces dernières seront conçues sur le modèle des maisons "France Services", lancées en 2020 et qui proposent un guichet unique pour diverses démarches administratives.
L'envoi de médecins généralistes en renfort dans des déserts médicaux, jusqu'à deux jours par mois, a débuté en septembre. Au total, 2,5 millions de patients vont bénéficier de ces renforts, qui fonctionnent sur la base du volontariat contre des contreparties financières.
Le coût du développement du réseau "France Santé" n’a pas été chiffré par Sébastien Lecornu et le recrutement de professionnels de santé sera tout aussi difficile qu’actuellement comme le soulève Jean-Christophe Nogrette, secrétaire général adjoint de MG France, qui précise ne pas avoir été consulté : "Cela nécessite au moins deux médecins par maison. Ça va faire le recrutement de 10 000 médecins. Où va-t-on les trouver ?".
La France insoumise refuse de rencontrer le nouveau Premier ministre
"Nous n'irons pas à un rendez-vous avec Sébastien Lecornu parce que nous savons quel projet de budget va être présenté", a déclaré Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale.
Pour la vice-présidente de l'Assemblée nationale, ne pas vouloir discuter avec le nouveau Premier ministre n'est "pas du sectarisme de notre part mais parce que tout cela est scandaleux". Sébastien Lecornu est "le troisième Premier ministre illégitime que nomme Emmanuel Macron", affirme Clémence Guetté.
Sébastien Lecornu va devoir chercher des accords de non-censure avec l'opposition, notamment avec les socialistes qui le poussent à renoncer au 49.3 pour gouverner, ce que critique Clémence Guetté pour qui le PS est "en train de se vendre pour pas cher du tout, parce qu'il y aura un 49.3 sur ce budget, parce que Sébastien Lecornu ne trouvera pas de majorité".
80 ONG contre le commerce avec les colonies israéliennes
Une vaste et inédite coalition de plus de 80 ONG lance la campagne "Stop au commerce avec les colonies" pour demander aux États européens d'interdire le commerce avec les colonies israéliennes de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Elles accusent certaines entreprises européennes de soutenir, de manière directe ou indirecte, l’occupation israélienne qui s'est fortement accélérée ces deux dernières années.
Carrefour France, la société de voyages eDreams-Opodo en Espagne, le groupe allemand TUI, le britannique JCB ou encore Siemens, Maersk et la banque Barclays sont cités pour des partenariats, des transports ou des financements liés aux colonies israéliennes.
Les ONG, parmi lesquelles on peut citer Oxfam, Christian Aid, Amnesty International, la Ligue des Droits de l’Homme et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, demandent donc à l'Union européenne et au Royaume-Uni d'interdire tout commerce avec les colonies israéliennes, alors que l'Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël, représentant environ 32 % du commerce total de marchandises, soit environ 42 milliards d’euros par an.
Le syndicat agricole FNSEA appelle à une grande journée d'action
Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, annonce que le syndicat agricole appelle à "une grande journée d'action" autour des questions des échanges internationaux pour les produits agricoles le vendredi 26 septembre à travers toute la France.
Cette mobilisation aura lieu contre "le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres", explique le dirigeant.
Au sujet du mouvement "Bloquons tout", le patron de la FNSEA a expliqué : "Nous n'y avons pas participé simplement parce que les agriculteurs sont au travail ! Comme tous les Français, certes, mais ils sont dépendants du rythme saisonnier dans lequel chaque jour compte. Les vendanges ne sont pas terminées, les troupeaux sont toujours à l'estive, les récoltes de maïs arrivent, comme celles des betteraves, et les semis de céréales… Par ailleurs, nous ne voulions pas être instrumentalisés par la récupération politique autour du mouvement du 10 septembre".



