La Russie revendique la capture de la ville clé de Pokrovsk
La Russie a revendiqué la prise de la ville de Pokrovsk dans l’est de l’Ukraine, un nœud logistique clé pour les forces ukrainiennes, ainsi que celle de Vovtchansk dans le nord-est. “Le chef de l’état-major Valeri Guerassimov a rendu compte à Vladimir Poutine de la libération des villes de Krasnoarmeïsk (le nom russe de Pokrovsk) et de Vovtchansk”, a indiqué le Kremlin sur Telegram.
Le ministère russe de la Défense a publié dans la foulée une vidéo présentée comme montrant les soldats russes hissant leur drapeau sur la place centrale de Pokrovsk. Des centaines de soldats russes s’étaient infiltrés dans la ville à partir de septembre, mettant à mal les défenses ukrainiennes.
Sa prise compliquera le ravitaillement des militaires ukrainiens sur le front et offre aux soldats russes un tremplin pour avancer vers l’ouest, où les défenses ukrainiennes sont plus éparses, et vers le nord, où se trouvent les grandes villes de Kramatorsk et de Sloviansk.
Vers un éventuel recours au 49.3 sur le budget 2026
Sébastien Lecornu avait promis qu’avec lui à Matignon, il n’y aurait pas de recours à cette arme constitutionnelle pour forcer le passage du projet de loi de finances (PLF) ou du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Pourtant, quelques semaines plus tard, le recours à l’article 49.3 n’est plus aussi tabou. Plus personne ne semble vraiment soutenir le PLF et le PLFSS dans leur globalité.
Le 49.3 permettrait au gouvernement de glisser dans la copie budgétaire les concessions faites au PS, comme la suspension de la réforme des retraites et épargnerait aux socialistes de se prononcer directement sur les textes budgétaires. De facto, le 49.3 déclencherait quasi automatiquement le dépôt de motions de censure par les oppositions, mais sans vote sur le fond des textes.
Le gouvernement dispose d’un autre outil pour faire adopter un budget sans majorité : les ordonnances, qu’il peut déclencher dès l’expiration des délais d’examen du budget, comme le prévoit un autre article de la Constitution, le 47.1. Mais ce mécanisme, qui n’a jamais été utilisé pour un budget, est perçu comme encore plus antiparlementaire que le fameux 49.3.
Programme inédit d’armement entre l’Union européenne et le Canada
L’Union européenne et le Canada ont annoncé un accord sur la participation des Canadiens à un programme européen d’aide à l’industrie de défense, dénommé Safe et doté de 150 milliards d’euros. “Nous nous félicitons de la conclusion des négociations sur un accord concernant la participation du Canada à Safe”, ont annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre canadien Mark Carney, dans un communiqué commun.
Ce nouvel instrument européen vise à mettre à disposition des Etats des prêts à des conditions très favorables, destinés à des achats conjoints dans l’armement. Le programme Safe renforcera la base industrielle de défense de l’Europe grâce à des achats conjoints dont bénéficieront tous les pays participants.
Les Européens cherchent à développer leur industrie de défense pour faire face à la menace russe et au risque de désengagement américain en Europe. Ces projets en commun doivent comprendre au minimum 65% de composants produits dans l’UE. Cet accord avec Ottawa contraste avec l’échec des négociations entre l’UE et le Royaume-Uni sur le même sujet.
Le journalisme à Gaza et en Cisjordanie
La Fédération internationale des journalistes et le Syndicat national des journalistes portent plainte contre X auprès du pôle crimes de guerre et crimes contre l’humanité du parquet national antiterroriste à Paris, pour entrave à la liberté d’exercer le journalisme dans la bande de Gaza et en Cisjordanie mais aussi crimes de guerre visant des journalistes français.
Le Syndicat national des journalistes, principal syndicat de journalistes en France et la Fédération internationale des journalistes, basée à Bruxelles qui représente 600 000 professionnels dans 146 pays, veulent faire constater les obstacles matériels, administratifs et sécuritaires imposés depuis octobre 2023 aux journalistes français souhaitant couvrir la situation dans la bande de Gaza.
Ils dénoncent aussi les conditions de travail des journalistes dans l’autre territoire palestinien, la Cisjordanie. Ils relèvent des entraves venant parfois de la police, de l’armée, des services gouvernementaux ou des civils colons israéliens en Cisjordanie.
Depuis les attaques du 7 octobre 2023, les demandes des journalistes français et étrangers qui veulent s’y rendre restent sans réponse quand elles ne font pas l’objet de rejets répétés, y compris lors des périodes de cessez-le-feu.
L’armée israélienne permet parfois à certains journalistes français de passer quelques heures dans l’enclave de Gaza. Mais l’armée choisit les conditions, les lieux et les interlocuteurs, ne permettant pas un travail libre et indépendant.
Cette plainte pointe aussi l’agression d’un journaliste français constitutive de crimes de guerre. Les faits ont eu lieu en Cisjordanie. Les syndicats dénoncent une grave attaque de la part de près d’une cinquantaine de citoyens israéliens munis d’armes à feu, de bidon d’essence et de bâtons. Une course-poursuite de plusieurs heures, une nuit de terreur, au cours de laquelle le journaliste a craint de mourir immolé, ce qui a été le sort réservé à un civil ce soir-là.
Un accord de paix entre le Rwanda et la République démocratique du Congo
Les présidents du Rwanda et de la République démocratique du Congo seront reçus par Donald Trump à Washington pour signer l’accord de paix conclu par les deux pays africains fin juin et qui vise à mettre un terme à la guerre sanglante dans l’est de la RDC, région frontalière riche en ressources naturelles et théâtre de conflits armés depuis trois décennies.
Les violences se sont intensifiées depuis janvier avec la prise des grandes villes de Goma et Bukavu par le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. À Kinshasa, la porte-parole du président congolais Félix Tshisekedi a confirmé sa présence à Washington afin “d’entériner l’accord de paix avec le Rwanda”. Le ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, a également confirmé que le président rwandais Paul Kagame se rendrait à Washington.
Début novembre, les deux pays, reconnaissant le manque de progrès, s’étaient “engagés à redoubler d’efforts pour mettre en œuvre l’accord de paix de Washington”, selon un communiqué conjoint publié par le département d’Etat américain. Et mi-novembre, Kinshasa et le M23 ont signé au Qatar une feuille de route préalable à un accord de paix dans l’est de la RDC.



