La macronie après la chute de François Bayrou
Le Premier ministre ayant présenté sa démission, Emmanuel Macron se retrouve à nouveau au centre du jeu politique et a déclaré qu’il nommerait le nouveau locataire de Matignon "dans les tout prochains jours". François Bayrou, nommé mi-décembre à Matignon après la censure de Michel Barnier, a largement échoué à recueillir la confiance de l'Assemblée nationale. "C'était la chronique d'une mort annoncée, un non-événement commenté déjà depuis 15 jours" raille un député macroniste.
La non-campagne du président de la République en 2022, son choix raté de dissoudre l’Assemblée nationale en juin 2024, la nomination d’un troisième Premier ministre en un an sont les causes d’une profonde instabilité. C’est la première fois sous la Ve République que deux gouvernements successifs sont ainsi été renversés, installant une crise politique et démocratique inédite.
L’option privilégiée pour le choix de ce nouveau chef de gouvernement est celui d’une personnalité issue du socle commun, qui réunit le bloc central et Les Républicains, et qui puisse négocier un pacte de non-censure avec les socialistes. Du côté des socialistes, on rêve du scénario inverse : s'emparer de Matignon et négocier au cas par cas au Parlement avec les macronistes. La nomination d'une personnalité non encartée dans un parti est également une piste.
Contrairement à l’année dernière, la pression des oppositions que sont La France insoumise et le Rassemblement national, s'est considérablement accentuée sur le président. Les premiers réclament une démission de ce dernier tandis que les seconds souhaitent une nouvelle dissolution.
Le RN ne veut plus laisser sa chance à un nouveau Premier ministre issu de la macronie et réfléchit à censurer le successeur de François Bayrou afin de forcer le président à convoquer des législatives anticipées.
La France insoumise a déposé une nouvelle proposition de résolution pour engager une procédure de destitution contre Emmanuel Macron. Pour les députés Insoumis : "la chute du gouvernement Bayrou ne peut être considérée comme un simple épisode. Elle doit être l'occasion de rompre avec un Président qui refuse obstinément de respecter le suffrage universel".
La dissolution et la démission sont pourtant écartées par le président de la République. La France a jusqu'au 31 décembre pour adopter le projet de loi de finances pour 2026, sans quoi ce sera le retour de la loi spéciale, comme l’année dernière.
80 000 gendarmes et policiers mobilisés pour le 10 septembre
Invité hier du 20 heures de France 2, le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a prévenu que l'Etat "ne tolérera aucun blocage, aucune violence" durant la journée de grève générale intitulée "Bloquons tout" qui aura lieu mercredi 10 septembre, et pour laquelle "80 000 gendarmes et policiers" seront mobilisés, soit deux fois plus que pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques.
Face à Léa Salamé, Bruno Retailleau a tenu les propos sibyllins suivants, à savoir que "manifester est un droit constitutionnel" mais que "la colère, on ne peut pas la faire éclater dans la rue", ajoutant son soutien aux forces de l'ordre.
Frappes Israéliennes à Doha : Israël Vise des Hauts Responsables du Hamas
Doha, la capitale du Qatar, a été secouée ce mardi 9 septembre 2025 par plusieurs explosions puissantes, marquant une escalade inédite dans le conflit israélo-palestinien. L'armée israélienne a revendiqué ces frappes, affirmant avoir ciblé "de hauts responsables" du Hamas résidant dans la ville. Selon des sources officielles, ces attaques visaient spécifiquement les négociateurs du mouvement islamiste palestinien, installés au Qatar depuis plusieurs années.
Les bombardements, menés à l'aide de bombes lourdes larguées par des avions de chasse ayant parcouru plus de 1 800 km depuis Israël, ont touché un complexe abritant des dirigeants du Hamas. Le Qatar a immédiatement condamné ces actions, qualifiant l'attaque d'atteinte à sa souveraineté et appelant à une réponse internationale.De son côté, le Hamas a confirmé que ses négociateurs étaient visés, reliant ces frappes à une récente attaque revendiquée par sa branche armée à Jérusalem, qui a coûté la vie à six Israéliens la veille.
Cette opération marque une extension du conflit au-delà des frontières traditionnelles, impliquant directement un pays tiers comme le Qatar, médiateur habituel dans les négociations.
Six morts par balles dans une attaque à Jérusalem-Est
Au moins six personnes ont été tuées par balles lors d'une attaque commise à un carrefour de Jérusalem-Est, à l'entrée du quartier de Ramot, secteur occupé et annexé par Israël. Outre les six personnes tuées, huit autres personnes ont été blessées, dont cinq grièvement.
Un porte-parole de la police a affirmé qu'il y avait deux assaillants, et les forces de l'ordre ont précisé que ces deux hommes avaient ouvert le feu en direction d'une station d'autobus. L'armée israélienne a affirmé que ses forces "étaient à la recherche de suspects" dans la zone de l'attaque et avaient encerclé des villages palestiniens dans la région de Ramallah, en Cisjordanie occupée.
"Nous affirmons que cette opération est une réponse naturelle aux crimes de l'occupation et au génocide méné contre notre peuple", a écrit le Hamas dans un communiqué, précisant que les assaillants étaient des Palestiniens.
Israël a mené des frappes aériennes en Syrie près de plusieurs villes
Des frappes israéliennes ont visé les environs de la ville côtière de Lattaquié et des villes de Homs et de Palmyre dans le centre de la Syrie, a rapporté l'agence officielle Sana, dans la soirée du lundi 8 septembre. De son côté, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté que "la frappe israélienne près de Homs a visé une unité militaire au sud de la ville, où de fortes détonations ont été entendues" et celle près de Lattaquié une "caserne militaire".
Depuis qu'une coalition de rebelles islamistes a renversé Bachar al-Assad en décembre 2024, Israël a mené des centaines de frappes sur la Syrie. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou affirme vouloir empêcher que l'arsenal ne tombe aux mains des nouvelles autorités islamistes, avec qui il a toutefois amorcé un dialogue inédit.
Début septembre, l'agence Sana avait rapporté que des soldats israéliens avaient fait prisonniers sept personnes lors d'une opération "d'infiltration" dans le sud de la Syrie. Après la chute de Bachar Al-Assad, l'armée israélienne a pénétré dans la zone tampon démilitarisée du Golan, à la lisière de la partie du plateau syrien occupée par Israël. Les forces israéliennes effectuent régulièrement des incursions dans le sud syrien. La Syrie et Israël sont officiellement en état de guerre depuis 1948, mais les deux pays mènent des négociations, sous médiation américaine, dans le but de réduire les tensions.
Au Venezuela, Nicolas Maduro avance Noël au 1er octobre
Le président du Venezuela Nicolas Maduro a annoncé que le début des fêtes de Noël allait être avancé par décret au 1er octobre. "Nous allons appliquer la formule des autres années qui a fait beaucoup de bien à l'économie, à la culture, à la joie, au bonheur", a déclaré le dirigeant dans son programme télévisé hebdomadaire "Con Maduro +", diffusé sur la chaîne de télévision publique.
L'année dernière, cette décision avait été prise "en hommage et en remerciement" au peuple vénézuélien après l'élection présidentielle du 28 juillet, alors que l'opposition dénonçait des fraudes. Les évêques avaient alors déclaré que la célébration ne devait "pas être utilisée à des fins de propagande ou à des fins politiques particulières". Nicolas Maduro avait déjà lancé Noël en octobre ou en novembre en 2019, 2020 et 2023.



