La Californie conteste en justice les droits de douane imposés par Donald Trump
La Californie a contesté en justice les droits de douane imposés par Donald Trump car l'Etat dirigé par les démocrates estime que le président américain ne pouvait pas les instituer sans l'accord du Congrès. "Trump n'a pas le pouvoir unilatéral de bouleverser radicalement le paysage économique du pays. Ce n'est pas ainsi que fonctionne notre démocratie", a expliqué le procureur général de Californie, Rob Bonta.
La Californie, qui représente à elle seule la cinquième économie mondiale et pèse 14% du PIB américain, est aux premières loges du bouleversement économique provoqué par les surtaxes douanières imposées par Donald Trump.
La menace de la taxation des semi-conducteurs
Le président américain a prévu d'annoncer un plan tarifaire spécifique sur les semi-conducteurs lors de leur entrée aux Etats-Unis. En parallèle, le département du Commerce dit avoir ouvert une enquête afin d'étudier "les effets sur la sécurité nationale des importations" de ces composants et de leurs dérivés.
Les nouveaux droits de douane pourraient entrer en vigueur d'ici un mois ou deux, avec pour objectif de soutenir la production industrielle du pays. Le taux n'a toujours pas été dévoilé, pas plus que la liste exacte des produits concernés.
Les principaux fabricants des puces essentielles à la circulation de l’information se trouvent en Corée du Sud et au Japon et à Taïwan. Elles sont irremplaçables dans de nombreux secteurs stratégiques : les télécommunications, la défense, l'aéronautique, l'automobile ou encore l'IA.
Aucun Etat n'est capable d'en maîtriser la production de A à Z car si les groupes américains sont à la pointe dans la conception des semi-conducteurs, ils ont en revanche adopté un modèle fabless, sans usine. L'annonce de Donald Trump laisse donc perplexe.
Le Chips Act américain, adopté en 2022, prévoyait 52 milliards de dollars d'investissements dans le secteur, avec un volet destiné à relocaliser la production. Mais le président américain veut précipiter le mouvement.
Donald Trump menace d'interdire à Harvard d'accueillir des étudiants étrangers
L'administration du président américain Donald Trump a menacé d'interdire à l'université américaine de Harvard d'accueillir des étudiants étrangers, si elle n’accepte pas de se soumettre à un contrôle en matière d’admissions, d’embauche et d'orientation politique. "Si Harvard ne peut pas prouver qu'elle est en pleine conformité avec ses obligations de déclaration, l'université perdra le privilège d'inscrire des étudiants étrangers", a écrit le ministère américain de la Sécurité intérieure dans un communiqué.
Le président américain a accentué dans la journée ses critiques à l'égard de Harvard, menaçant de priver de subventions fédérales cette institution devenue la cible privilégiée de sa lutte contre les universités d'élite américaines. Harvard "enseigne la haine et l'imbécilité", a écrit le président américain sur Truth Social deux jours après avoir coupé 2,2 milliards de dollars de subventions fédérales pluriannuelles à l'établissement.
Le silence coupable du Vatican depuis 1955 dans l’affaire l'abbé Pierre
Selon un livre-enquête basé sur les archives vaticanes, le Vatican était au courant dès l'automne 1955 des agissements de l'abbé Pierre, visé depuis juillet 2024 par des accusations d’agressions sexuelles commises entre les années 1950 et 2000. "Dès l'automne 1955, non seulement le haut clergé français connaissait la face noire et la dangerosité de l'abbé Pierre mais le Saint-Siège aussi", affirment dans L'Abbé Pierre, la fabrique d'un saint, les journalistes Marie-France Etchegoin et Laetitia Cherel.
Les deux journalistes s'appuient sur le compte-rendu d'une réunion plénière de la Suprême congrégation du Saint-Office, sur le cas de l'abbé Pierre, le 18 mars 1957, qui se trouve dans les archives du dicastère pour la doctrine de la foi. Ce "document de dix pages dresse la chronologie des agissements sexuels de l'abbé Pierre de 1955 à 1957, détaille les courriers d'alerte des cardinaux américain et canadien en 1955, et les décisions du Saint-Office", précisent les auteures.
Une demande a également été formulée le 8 septembre 1955 par le Saint-Office au nonce apostolique alors en poste en France, Paolo Marella, "de suivre de près le cas de l'abbé Pierre". Un chanoine a en outre "écrit le 25 octobre 1955 au Saint-Office pour dire" qu'il savait que "des choses immorales" avaient été commises par l'abbé Pierre aux Etats-Unis, précisent les deux journalistes.
Déplacements d’Emmanuel Macron à Mayotte, La Réunion, Madagascar et l'île Maurice
Emmanuel Macron va réaliser dès lundi un déplacement de cinq jours à Mayotte pour faire le point sur la reconstruction de l'archipel, ravagé par le cyclone Chido en décembre, à La Réunion ainsi qu'à Madagascar et à l'île Maurice. Ce déplacement sera centré sur la stratégie française dans cette partie de l'océan Indien.
Au programme de son passage à Mayotte : des échanges avec la population, les élus ainsi qu'une séquence dédiée au secteur agricole afin de "voir comment on a réparé et fait en sorte que les séquelles, blessures, fractures révélées par le cyclone sont en voie de résolution", détaille l'Elysée.
À La Réunion, département d'outre-mer à la plus forte croissance économique, Emmanuel Macron va aussi échanger sur les effets du cyclone Garance, qui a fait cinq morts en février et provoqué 180 millions d'euros de dégâts sur l'agriculture locale. Il sera aussi "au côté des Réunionnais" en pleine épidémie de chikungunya.
À Madagascar, le président français assistera au cinquième sommet de la Commission de l'océan Indien, qui réunit Madagascar, l'île Maurice, L'Union des Comores, les Seychelles et La Réunion. L'intégration de Mayotte à cette commission sera à l'ordre du jour du sommet de l'organisation.




Les voies du ciel restent impénétrables. QS la filière des rats.