Le siège du Rassemblement national perquisitionné
Une perquisition a été menée au siège du RN dans le cadre d'une information judiciaire sur le financement de campagnes électorales. "Cette opération, spectaculaire et inédite, s'inscrit clairement dans une nouvelle opération de harcèlement. C'est une atteinte grave au pluralisme et à l'alternance démocratique", a réagi Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, dans un message publié sur X.
Selon le parquet de Paris, cette perquisition est en lien avec des signalements portant notamment sur le financement des campagnes présidentielle de 2022, législative de 2022 et européenne de 2024. "L'information judiciaire doit permettre de déterminer si ces campagnes ont été financées grâce à des prêts illégaux de particuliers bénéficiant au parti ou à des candidats du Rassemblement national, ainsi que par des surfacturations de prestations ou des facturations de prestations fictives ayant été intégrées par la suite dans les demandes de remboursement forfaitaire par l'Etat des dépenses de campagne", précise le parquet.
Débutées à 7 heures du matin, les perquisitions ont été menées par une quinzaine de policiers présents dans le 16e arrondissement de Paris, où se situe le siège du parti. D'autres perquisitions ont également été menées aux sièges sociaux de sociétés ainsi qu'aux domiciles des personnes physiques dirigeantes de ces sociétés. À ce jour, aucune personne physique ou morale n'est mise en examen dans cette procédure.
Des juges d'instruction enquêtent depuis juillet 2024 sur des prêts accordés par des particuliers au parti du Rassemblement national. L'information judiciaire avait été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Paris le 3 juillet 2024, après avoir reçu un signalement de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Les investigations initiales portaient sur des soupçons d'escroquerie commise au préjudice d'une personne publique, de faux et d'usage de faux avant que l'enquête ne soit élargie au cours du mois de juillet 2024.
Des centaines d'habitations évacuées, des trains et avions à l'arrêt à Marseille
Un incendie s'est déclaré lundi 8 juillet en fin de matinée aux Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône), à la périphérie nord de Marseille, et il a atteint rapidement les portes de la deuxième ville de France. De nombreuses perturbations sont en cours, avec notamment des transports interrompus, mais aucune victime n'est pour l'heure à déplorer alors que le feu a déjà parcouru plus de 730 hectares.
Parti d'un véhicule en feu vers 11 heures, près de l'autoroute A552, à la jonction entre l'A55 et l'A7, l'incendie a parcouru 730 hectares, attisé par un vent violent et se propageant rapidement à la végétation environnante. Pas moins de 1 000 pompiers ont été mobilisés. Neuf moyens aériens sont engagés avec un Dash, quatre Canadairs et quatre hélicoptères bombardiers d'eau.
Au moins 110 personnes ont été légèrement blessées, d'après le ministre de l'Intérieur, qui s'est rendu au PC sécurité du Centre Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement de Marseille. Neuf sapeurs-pompiers, huit policiers municipaux et 14 policiers nationaux ont été légèrement blessés.
L'aéroport de Marseille-Provence a été le premier perturbé avec une fermeture totale de son espace aérien dès midi. Les avions ont été déroutés vers Nîmes, Lyon, Nice et Montpellier. L'autoroute A55 est également fermée jusqu'à nouvel ordre, depuis la jonction avec l'A7 et jusqu'à l'entrée de Marseille. Les vols au départ et à l'arrivée de l'aéroport Marseille-Provence ont repris aux environs de 21h30.
La circulation des trains est, de son côté, interrompue au départ et à l'arrivée de Marseille en direction du Nord et de l'Ouest. La circulation ferroviaire restera très impactée mercredi. La préfecture des Bouches-du-Rhône a demandé aux "employeurs, aux entrepreneurs et travailleurs à Marseille" de différer, "même en dehors du secteur confiné", leurs déplacements par la route "pour ne pas engorger les voies de circulation".
L'hôpital Nord est quant à lui passé sous groupe électrogène, car la ligne à haute tension a été touchée par le feu. La direction de l'hôpital Nord a mis en place une cellule de crise pour assurer la continuité des soins.
En milieu d'après-midi, la préfecture de région a d'abord demandé à tous les habitants du 16e arrondissement de se confiner chez eux. Un message du dispositif FR-Alert a été diffusé aux populations concernées sur leurs téléphones portables. La préfecture recommande de fermer les volets et de placer du linge humide dans les interstices. "Laissez l'accès libre de votre habitation aux secours et ne circulez pas sur les routes."
Plusieurs habitations ont été impactées et plus de 400 personnes ont été évacuées, a précisé le maire de Marseille, Benoît Payan. La pollution aux particules fines dépasse de cinq à dix fois la norme dans certains quartiers de Marseille.
La politique incohérente des Etats-Unis a fissuré la confiance des marchés
Les Etats-Unis attendent désormais le 1er août pour appliquer des surtaxes sur leurs tarifs douaniers aux pays qui n'ont pas réussi à finaliser un accord avec Washington. Le 2 avril, le président américain avait annoncé la mise en place de "droits de douane réciproques" comprenant un tarif plancher de 10%, ainsi que des surtaxes ciblées pour de nombreux pays, allant de 10 à 104% (24% pour ceux de l'Union européenne).
Ces taxes ont finalement été suspendues quelques jours plus tard, officiellement pour laisser le temps à la négociation, mais surtout pour contrer la chute des marchés financiers. Le président américain a alors fixé la date butoir du 9 juillet, avant de revenir dessus, dans un message posté sur son réseau Truth Social. Il a signé lundi un décret repoussant la mise en œuvre de ces nouveaux tarifs.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a fait des droits de douane un axe central de sa politique économique. Pour l'instant, seuls deux pays ont signé un accord avec Washington : le Royaume-Uni et le Vietnam.
Les échanges entre les Européens et les Américains représentaient à eux seuls en 2024 30% des échanges commerciaux mondiaux et pesaient pour 43% du PIB mondial.
En avril dernier, l'annonce des surtaxes avait déclenché une tempête sur les marchés financiers. Le risque de récession mondiale avait alors poussé Donald Trump à revenir sur ses annonces, même s'il s'en était défendu. Réagissant aux dernières annonces du président américain, les bourses mondiales ont évolué dans le vert, les investisseurs se concentrant sur le report de l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane.
Un risque pèse néanmoins sur le marché obligataire, la politique incohérente et désordonnée des Etats-Unis ayant fissuré la confiance des marchés dans la dette américaine qui s'établit désormais à plus 37 000 milliards de dollars, soit 122% du PIB américain. Une déstabilisation des marchés pourrait faire augmenter sensiblement le taux de remboursement des emprunts américains et mettrait l'administration américaine dans une position difficile.
Neuf promotions sur dix sont fausses sur les sites d'e-commerce
Près de neuf prix barrés sur dix sur les sites d'e-commerce sont "des fausses promotions", alerte l'UFC-Que choisir. Deux ans après sa première alerte, l'association "s'indigne de la persistance des pratiques inadmissibles de nombreux commerçants en ligne qui, à travers les prix dits de comparaison abusent de la confiance des consommateurs en multipliant les fausses promotions".
L'UFC-Que choisir "a analysé près de 1 000 annonces comportant un prix barré, issues de six sites majeurs d'e-commerce. Il en ressort que seuls 15% des prix barrés sont de réelles réductions c'est-à-dire calculées sur le prix le plus bas pratiqué dans les trente derniers jours". L'analyse de l'UFC-Que Choisir "démontre que pour les véritables promotions conformes à la réglementation, la réduction moyenne est seulement de 11%".
L'association de consommateur dénonce l'inaction des autorités françaises et presse "la Commission européenne de mettre un coup d'arrêt à ces stratégies marketing en interdisant toute autre forme de prix de référence que celle prévue" par une directive de l'Union européenne. En vigueur depuis trois ans, elle impose que toute réduction de prix affichée se base sur le prix le plus bas pratiqué par le vendeur au cours des 30 jours précédant la promotion. Or c'est une règle qui n'est pas toujours respectée, comme l'illustre l'amende de 40 millions d'euros infligée par la DGCCRF à Shein la semaine dernière.
Emmanuel Macron a rencontré le roi Charles III
Emmanuel Macron est arrivé au Royaume-Uni, accompagné de son épouse Brigitte, pour une visite d’Etat de trois jours, la première d'un dirigeant européen depuis le Brexit. Le prince William, héritier du trône, et son épouse, Kate, ont accueilli le couple français sur le tarmac, au sortir de l'avion.
Après son arrivée, le couple présidentiel a été conduit au château de Windsor, où il a rejoint le roi Charles III et la reine Camilla. Après avoir écouté La Marseillaise, tous ont pris place dans des calèches royales, qui ont remonté la rue principale de Windsor ornée de drapeaux britanniques et français, jusqu'au château, où résidera le couple présidentiel.
Emmanuel Macron s'est ensuite exprimé en anglais devant le Parlement britannique, pendant près d'une demi-heure. Il a notamment appelé la France et le Royaume-Uni à "travailler ensemble" pour protéger l'ordre mondial hérité de 1945. Dénonçant la "résurgence des pulsions impériales", Emmanuel Macron a promis que les Européens, Français et Britanniques en tête, "n'abandonneront jamais l'Ukraine".
Le chef de l'Etat français doit coprésider avec le Premier ministre britannique une réunion de la "coalition des volontaires", qui réunit les pays engagés dans le renforcement des capacités de défense de Kiev, et à terme, la constitution d'une force de réassurance pour dissuader la Russie de reprendre l'offensive, une fois un éventuel cessez-le-feu conclu.




