Guerre Israël-Iran : Donald Trump annonce un cessez-le-feu
Après douze jours de frappes, Donald Trump a annoncé qu'un "cessez-le-feu total" avait été accepté par Israël et l’Iran. Selon un message posté par le président américain peu après minuit sur son réseau Truth Social, cet arrêt des combats doit se dérouler en deux temps. À partir de mardi matin, à 6 heures (heure française), l'Iran est censé observer un cessez-le-feu. À partir de la 12e heure de ce cessez-le-feu, ce sera au tour d'Israël de cesser les hostilités. À la 24e heure, "le monde saluera la fin officielle de cette guerre de 12 jours", écrit Donald Trump.
À ce stade, ni l'Iran ni Israël n'ont confirmé ou commenté cette annonce du président américain. Elle intervient quelques heures seulement après la réponse de Téhéran aux frappes américaines sur trois sites nucléaires. Lundi soir, les autorités iraniennes avaient en effet annoncé avoir visé "la base aérienne américaine d'al-Udeid, au Qatar". Une riposte qualifiée de "très faible" par Donald Trump, qui a assuré que les Etats-Unis avaient été "prévenus" de l'attaque en amont par Téhéran. Tous les projectiles ont été interceptés et ils n'ont fait aucune victime.
Riposte iranienne au Qatar, site de Fordo bombardé...
Au lendemain de bombardements américains sans précédent sur trois sites nucléaires iraniens, l'Iran a ciblé la plus grande base militaire américaine de la région, située au Qatar. Des explosions ont été entendues et des projectiles aperçus dans le ciel au dessus de Doha, la capitale du riche émirat. L'attaque, qui visait la base américaine d'al-Udeid est une "violation flagrante" de la souveraineté du Qatar, a dénoncé son ministère des Affaires étrangères.
Le pays "se réserve le droit de répondre directement de manière proportionnée à la nature et à l'ampleur de cette agression flagrante et conformément au droit international" a-t-il affirmé dans un communiqué en précisant que la base avait été précédemment évacuée.
Par ailleurs, la justice iranienne a annoncé que des frappes israéliennes avaient visé la prison d’Evin à Téhéran. Israël a confirmé que ses frappes à Téhéran visaient notamment cette prison, où sont détenus les Français Cécile Kohler et Jacques Paris. Emmanuel Macron a estimé que cette frappe israélienne n'avait "rien à voir" avec les "objectifs officiellement affichés" de destruction du programme nucléaire iranien et avait "mis en danger la vie de civils iraniens et étrangers" dont deux "otages" Français.
Israël a également mené une nouvelle attaque contre le site nucléaire iranien de Fordo afin de "bloquer les voies d'accès" de ce centre d'enrichissement d'uranium souterrain situé à environ 160 km au sud de Téhéran. Les frappes surviennent au lendemain de frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens, notamment Fordo, ainsi que les sites de Natanz et Ispahan, dans le centre de l'Iran, où l'étendue des dégâts reste à évaluer.
Echec des négociations du conclave sur les retraites
François Bayrou a décidé de convoquer dès mardi 24 juin dans la matinée, les partenaires sociaux qui ont participé au conclave des retraites pour "rechercher une voie de passage", après l'échec de la concertation qu'il avait initiée. Le Premier ministre dit ne pas se satisfaire d'un échec "si près du but". La classe politique a vivement réagi à la fin du conclave, la gauche brandissant la menace d'une censure.
"Le patronat a fermé la porte aux syndicats, notamment sur la proposition que les salariés les plus exposés à la pénibilité n'aient pas le même effort à faire que les autres", a déclaré Yvan Ricordeau, négociateur du syndicat CFDT. Pascale Coton, la négociatrice de la CFTC, a estimé que le Medef, la principale organisation patronale, n'avait pas "joué le jeu". Ce conclave réunissait deux organisations patronales, Medef et CPME, et trois syndicats, CFDT, CFE-CGC et CFTC.
Google envisage l'implantation de son premier data center en France
Le maire de Châteauroux, Gil Avérous, a annoncé que le géant mondial du numérique Google envisage l'implantation de son premier data center en France dans son agglomération.
195 hectares de terrain vont être cédés à Tricolore computing, une filiale du géant américain, pour un montant de 58,5 millions d'euros. Par cet accord, Google réserve une partie de la zone d'Ozans, à l'est de l'agglomération. Il restera ensuite un an à Google pour concrétiser cette signature, finaliser l'achat et entamer la construction de son data center.
Si ce projet aboutit, il s'agira de la première implantation d'un data center Google en France. À ce jour, la multinationale ne dispose d'aucune infrastructure dans l'Hexagone mais se contente de louer les services de spécialistes du "cloud computing", principalement en Ile-de-France. L'implantation la plus proche de France est un data center situé en Belgique.
Cession de magasins Colruyt en France
Le distributeur belge Colruyt a annoncé que 889 salariés au maximum étaient "susceptibles d'être licenciés pour motif économique" dans le cadre de la cession de ses 104 magasins en France. L'enseigne belge implantée en France depuis 1998 emploie près de 2 300 salariés en France, essentiellement dans le quart nord-est.
Le groupe de distribution Les Mousquetaires/Intermarché s’est engagé à acquérir 81 de ces magasins pour un montant total d'environ 215 millions d'euros. Ce projet de reprise implique le transfert automatique de 1 319 salariés. Mais quelque 24 autres magasins ne seraient pas repris.
"Au total, cela impliquerait la suppression de 950 postes", a précisé le groupe belge. Parmi ceux-là, "le nombre maximum de salariés susceptibles d'être licenciés pour motif économique serait de 889", selon le communiqué. Le siège, situé à Rochefort-sur-Nenon dans le Jura, ne fait pas non plus partie du projet de reprise du Groupement Mousquetaires.



