Explosion des cas de harcèlement scolaire
Entre mars 2022 et fin 2024, 10 100 affaires de harcèlement scolaire ont été recensées par les parquets. Le nombre de signalement a explosé sur la période en raison d’une “prise de conscience accrue et [d’]une judiciarisation plus importante des faits de harcèlement scolaire”, plutôt que par “une réelle augmentation du phénomène sur la période”.
Un tiers des dossiers (34%) ne comporte aucun mis en cause identifié (notamment lors des cas de harcèlement en ligne). Parmi les autres, 10 500 personnes ont été identifiées par les parquets : 52% n’étaient pas poursuivables, souvent faute d’éléments suffisants. Sur les 5 100 poursuivables, 96% ont fait l’objet d’une réponse pénale. Parmi elles, 88% l’ont été sous forme de mesures alternatives (rappel à la loi, réparation, stages de sensibilisation), 12% par poursuites judiciaires.
Les violences verbales représentent 61% des faits, contre 22% de violences physiques. Dans 34% des cas, les auteurs agissent en groupe. Les garçons sont majoritaires (61%) parmi les auteurs et les 13-15 ans concentrent 38% des signalements.
Victoire sur la CSG dans le budget 2026
Les socialistes ont remporté une victoire dans les débats budgétaires avec l’adoption à l’Assemblée nationale de l’une de leurs propositions phares : une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, destinée à financer la suspension de la réforme des retraites.
Après le rejet la semaine dernière des propositions de la gauche de taxer les hauts patrimoines, dont la taxe Zucman, les socialistes souhaitaient le soutien par l’exécutif de leurs propositions de nouvelle recette dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
C’est un amendement de Jérôme Guedj (PS) qui a été adopté, avec le soutien d’une bonne partie du camp gouvernemental, pour faire progresser la Contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital. La mesure monte de 9,2% à 10,6% le taux d’une fraction de la CSG, qui porte notamment sur certains revenus de l’immobilier, d’épargne et de placements, ou des plus-values immobilières et mobilières.
La mesure a été adoptée par 168 voix contre 140. Les voix de nombreux députés macronistes (de Renaissance et du MoDem) se sont jointes à celles de la gauche. Les députés de la droite (LR et Horizons) ont voté contre, tout comme le Rassemblement national.
Réaction de Donald Trump à la victoire de Zohran Mamdani
Donald Trump a annoncé qu’il “allait s’occuper” de New York après que le socialiste Zohran Mamdani a remporté la mairie de la ville, une victoire qui, selon le président américain, porte atteinte à la “souveraineté” du pays. “Nous avons perdu un peu de souveraineté hier soir à New York, mais nous allons nous en occuper, ne vous inquiétez pas”, a dit le milliardaire de 79 ans lors d’une conférence économique à Miami, en Floride.
Donald Trump avait menacé de supprimer les financements fédéraux pour New York si le démocrate trentenaire d’origine indienne, premier musulman élu maire de la plus grande ville des Etats-Unis, l’emportait. Le président républicain a aussi estimé que l’Amérique devait choisir “entre le communisme et le bon sens” ajoutant “nos opposants vous proposent un cauchemar économique, nous réalisons un miracle économique”.
Ouverture d’une enquête sur les manifestations de Sainte-Soline en 2023
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, “a demandé au directeur général de la gendarmerie nationale d’ouvrir une enquête administrative” après la publication par Libération et Mediapart de vidéos mettant en cause l’action des gendarmes à Sainte-Soline le 25 mars 2023. L’Inspection générale de la gendarmerie nationale, l’équivalent de la “police des polices” pour les gendarmes, est chargée de l’enquête administrative.
Dans les vidéos filmées, on entend notamment des gendarmes encourager des “tirs tendus” de grenades, pratique interdite, en direction de manifestants et d’autres se féliciter des blessures occasionnées.
Le groupe parlementaire de La France insoumise a saisi la justice et a déposé “une nouvelle proposition de résolution” pour créer une commission d’enquête sur le dispositif de maintien de l’ordre lors de cette manifestation.
Réserver la prime de Noël aux familles avec enfants
Le ministre de l’Economie Roland Lescure a jugé “assez raisonnable et pas choquant” de réserver la prime de Noël aux allocataires de minima sociaux qui ont des enfants, comme le prévoit le projet de loi de finances 2026. “Dans les gens qui reçoivent la prime de Noël aujourd’hui, il y a des gens qui n’ont pas d’enfants. On propose de recentrer le dispositif sur ceux qui croient encore au Père Noël, ça semble assez raisonnable”, a déclaré le ministre sur LCI.
La prime de Noël n’est “ni de la générosité ni un luxe”, a estimé la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon, après que le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou l’a décrite comme faisant partie d’une “politique de générosité maximale”.
Créée en 1998 et toujours reconduite depuis, la prime de Noël était attribuée jusqu’à présent à plus de 2,2 millions de ménages. Son montant était progressif en fonction de la composition de la famille, par exemple un couple avec deux enfants a touché l’an dernier environ 320 euros et une personne seule avec trois enfants 335 euros.



