Décès de Ziad Takieddine, intermédiaire clé dans l'affaire Sarkozy-Kadhafi
L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine est décédé ce mardi à l'âge de 75 ans, à Beyrouth au Liban, a annoncé son avocate Élise Arfi.Personnage sulfureux impliqué dans plusieurs scandales politico-financiers, Takieddine était au cœur du dossier sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
Condamné dans le volet financier de l'affaire Karachi, il avait fui la France fin 2020 et vivait en cavale au Liban. Takieddine avait multiplié les déclarations contradictoires sur les valises d'argent remises par le régime de Mouammar Kadhafi, emportant avec lui des secrets cruciaux pour la justice française.
Son décès intervient alors que le procès sur le financement libyen est toujours en cours, laissant de nombreuses questions en suspens. Le jugement de Nicolas Sarkozy dans cette affaire est prévu ce jeudi matin à 10 heures au tribunal correctionnel de Paris. Les autorités libanaises n'ont pas encore précisé les circonstances de sa mort.
Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU pour la Palestine
À la tribune de l’ONU, à New York, Emmanuel Macron a officiellement reconnu l'État de Palestine au nom de la France. "Je déclare que la France reconnaît aujourd'hui l'État de Palestine. Je pourrai décider d'établir une ambassade auprès de l'État de Palestine quand les otages seront libérés et qu'un cessez-le-feu aura été établi" entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, a déclaré le chef de l’État. L'Autorité palestinienne salue une décision "historique et courageuse".
Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est réjoui d'"une victoire irréversible du combat populaire pour le droit d'un peuple à disposer de lui-même". Pour Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, c’est "une victoire, tardive, mais une victoire quand même". Le PS a également célébré "un jour historique, où la France s'honore en reconnaissant l'État de Palestine".
À droite et au Rassemblement national, le ministre de l'Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau s’est désolidarisé d’Emmanuel Macron, expliquant "qu'on ne peut reconnaître un État palestinien qu'avec les conditions réunies" tandis que Marine Le Pen a accusé le président de la République d’avoir commis "une faute extrêmement grave, notamment à l'égard des nations qui luttent contre le terrorisme islamiste".
Le même jour que la France, la Belgique, le Luxembourg, Malte, Monaco et Andorre ont aussi reconnu l'État palestinien. Au total, avec le Royaume-Uni et le Canada, une dizaine de pays ont pris le même chemin.
Le président de l'Autorité palestinienne veut que le Hamas rende les armes
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, appelle le Hamas à rendre les armes et a condamné les attaques terroristes du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël, après la reconnaissance française de l'État de Palestine au siège de l'ONU. Privé de visa par les États-Unis et s’exprimant par visioconférence, le dirigeant palestinien a déclaré que "le Hamas n'aura aucun rôle dans le gouvernement, le Hamas et d'autres factions doivent rendre leurs armes à l'Autorité palestinienne".
"Nous sommes là, car le temps est venu de libérer les 48 otages détenus par le Hamas, d'arrêter la guerre, les massacres, et les populations en fuite. Le temps est venu car l'urgence est partout. Le temps de la paix est venu, car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir. Rien, rien ne justifie plus la poursuite de la guerre à Gaza. Tout commande d’y mettre un terme", a défendu Emmanuel Macron à l’ONU.
Retour de Jimmy Kimmel à la télévision américaine
L'émission du célèbre humoriste et animateur américain Jimmy Kimmel, suspendue temporairement après des menaces du régulateur américain de l'audiovisuel, est de retour à l’antenne. "Nous avons passé les derniers jours à avoir des conversations réfléchies avec Jimmy, et après ces discussions, nous avons pris la décision de reprendre l'émission", a déclaré Disney, le groupe propriétaire de la chaîne ABC, dans un communiqué.
L'animateur avait été temporairement privé d'antenne, après des propos accusant la droite américaine d'exploiter politiquement l’assassinat de l’influenceur d’extrême droite et pro-Trump Charlie Kirk. La décision avait été immédiatement saluée par Donald Trump, qui l'a qualifiée d'"excellente nouvelle pour l'Amérique" sur son réseau Truth Social.
Fermeture temporaire des aéroports de Copenhague et d'Oslo à cause de drones
L'aéroport de Copenhague au Danemark a pu rouvrir ses portes dans la matinée mais le trafic aérien est encore perturbé. Lundi, le trafic aérien a été interrompu pendant quatre heures car "trois ou quatre gros drones ont été aperçus dans la zone", a déclaré la police sans préciser s’il s’agissait d’appareils militaires ou civils. Environ 15 vols avaient été déroutés vers d'autres aéroports.
En Norvège, l'espace aérien au-dessus de l'aéroport d'Oslo a lui aussi été fermé pendant près de quatre heures, après des signalements de drones volant à proximité. Le trafic a repris tôt dans la matinée. La police danoise annonce qu'elle va coopérer avec les autorités norvégiennes pour clarifier s'il existe un lien entre les deux évènements.
Donald Trump déconseille le paracétamol aux femmes enceintes
Le président américain, Donald Trump, a déconseillé aux femmes enceintes de prendre du paracétamol, un antalgique largement utilisé et recommandé, assurant sans suffisamment de preuves qu'il était "peut-être associé à un risque très accru d'autisme" lors d'un événement dédié à ce trouble du comportement et de la communication à la Maison Blanche.
Selon la revue de référence Nature, il n'existe pas suffisamment de données pour établir un lien de cause à effet. Le New York Times rappelle que l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ne reconnaît pas non plus de lien établi entre le paracétamol et l'autisme. Le collège américain des obstétriciens et gynécologues affirme également que le recours au paracétamol est sûr pour les femmes enceintes.



