Edouard Philippe souhaite le départ anticipé d’Emmanuel Macron
Edouard Philippe réitère son souhait d’une élection présidentielle anticipée après l’adoption d’un budget. “C’est la seule décision digne qui permet d’éviter 18 mois d’indétermination et de crise, qui se terminera mal, je le crains”, a estimé l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron sur France 2.
“Ça n’est pas simplement une crise politique à l’Assemblée nationale à laquelle nous assistons. C’est une crise très profonde sur l’autorité de l’Etat, sur la légitimité des institutions”, a développé le président du parti Horizons. “J’entends le président de la République dire qu’il est le garant de la stabilité. Mais, objectivement, qui a créé cette situation de très grande instabilité et pourquoi ? Il se trouve que c’est lui”, a-t-il ajouté.
“Je ne suis pas du tout pour qu’il démissionne demain matin, ce serait désastreux”, a-t-il poursuivi. Mais Emmanuel Macron “devrait peut-être, en prenant exemple sur des prédécesseurs et notamment le général De Gaulle, essayer d’organiser un départ qui nous évite cette situation de blocage, d’instabilité, d’indétermination”, a-t-il insisté.
Un livre qui dissèque le business des pompes funèbres
Dans leur livre Les Charognards, Brianne Huguerre-Cousin et Matthieu Slisse dénoncent les pratiques des géants privés des pompes funèbres qui organisent une “industrialisation du chagrin” au détriment de leurs propres salariés et des familles endeuillées.
Après plus d’un an d’enquête auprès de professionnels du funéraire, d’élus locaux et de proches de défunts, ces collaborateurs du média d’investigation Mediacités alertent sur “un nouveau service public détourné dans une course effrénée à la rentabilité”.
Brianne Huguerre-Cousin et Matthieu Slisse ciblent les deux principaux groupes du secteur : Omnium de gestion et de financement et Funecap. Le premier gère la célèbre enseigne Pompes funèbres générales, leader historique du funéraire après avoir bénéficié d’une situation de quasi-monopole jusqu’à l’ouverture de ce marché à la concurrence en 1993. Quant à Funecap, créé en 2010 et actif à travers l’Europe, il s’est rapidement hissé au rang de rival numéro un d’OGF, en s’appuyant sur une marque bien connue, Roc Eclerc (fondée par Michel Leclerc, frère du créateur des supermarchés du même nom).
Brianne Huguerre-Cousin et Matthieu Slisse pointent des “dérives” et des “dysfonctionnements dramatiques” consécutifs à la marchandisation du secteur. Dans cet univers concurrentiel présenté par le patronat du funéraire comme “un marché comme un autre”, les managers sont guidés par les résultats de leur entreprise. Dans un mail, un cadre régional d’OGF félicite ses équipes d’avoir “su exploiter” la forte mortalité de la crise du Covid-19 “pour tirer profit et dépasser les objectifs” fixés. La “recherche effrénée de rentabilité” se décline aussi dans la mise en compétition des conseillers funéraires, récompensés ou réprimandés selon le nombre de contrats signés ou d’options vendues.
Les auteurs pointent des conséquences psychologiques sur les salariés, qui peuvent se sentir poussés à “arnaquer les familles”. Dans le livre, les familles font figure de proies vulnérables, éprouvées par le deuil et pressées par le temps. En cas d’incident, leur silence peut être monnayé contre “quelques milliers d’euros” par les grands groupes, attachés à leur réputation. Le piège peut même se refermer du vivant du défunt, s’il souscrit un contrat d’assurance obsèques auprès de sa banque et que celle-ci l’incite à organiser ses funérailles dans le cadre d’un partenariat avec PFG ou Roc Eclerc.
Enfin, le livre dénonce un manque de contrôles, notamment de la part des collectivités locales, une écrasante majorité d’entre elles ayant délégué au privé le service public des crématoriums. Une fois la délégation signée, les collectivités perçoivent certes une redevance annuelle, mais les tarifs facturés aux familles peuvent s’envoler.
Zelensky rencontre Trump à Washington
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau réclamé des systèmes de défense pour l’Ukraine, avant une rencontre avec son homologue américain Donald Trump à Washington.
“Chaque système de défense aérienne pour l’Ukraine compte – il sauve des vies”, insiste le président ukrainien, qui rappelle que “pas une seule nuit ces dernières semaines n’a passé sans frappes russes sur l’Ukraine”, notamment sur des infrastructures énergétiques, cibles stratégiques à l’approche de l’hiver.
Plusieurs responsables ukrainiens ont fait part de leur souhait d’obtenir des missiles de croisières Tomahawk auprès de Washington pour renforcer les défenses du pays. Donald Trump avait évoqué cette possibilité avant de se rétracter en déclarant que les Etats-Unis ne pouvaient pas “appauvrir” leurs propres réserves.
Donald Trump annonce une nouvelle rencontre avec Vladimir Poutine
A l’issue d’une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine, le président américain a annoncé qu’il allait rencontrer son homologue russe à Budapest, capitale de la Hongrie. Quelques heures plus tard, le chef de l’Etat américain a précisé que cette entrevue se tiendrait “dans les deux prochaines semaines”.
“Nous avons décidé qu’une réunion de nos conseillers de haut niveau aurait lieu la semaine prochaine. Les premières réunions seront dirigées par le secrétaire d’Etat Mario Rubio pour les Etats-Unis, avec d’autres personnes encore à désigner”, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. “Puis le président Poutine et moi-même nous réunirons dans un endroit déjà convenu, Budapest, en Hongrie, pour voir si nous pouvons mettre fin à cette guerre ‘sans gloire’ entre la Russie et l’Ukraine”, a-t-il ajouté.
Le Kremlin a réagi à cet échange téléphonique de “presque deux heures trente” à l’initiative de Moscou, que la présidence russe a qualifié d’“extrêmement franc et empreint de confiance”.
Des millions de manifestants anti-Trump attendus à travers les Etats-Unis
Des millions de manifestants sont une nouvelle fois annoncés à travers les Etats-Unis pour protester contre la politique de Donald Trump et “défendre la démocratie” à l’appel du mouvement “No Kings”. La précédente journée nationale de mobilisation de cette coalition qui regroupe quelque 300 organisations avait déjà rassemblé plusieurs millions de personnes en juin, le jour du défilé militaire organisé par le président républicain à Washington.
Quatre mois plus tard, plus de 2 600 rassemblements sont recensés par les organisateurs. Des rassemblements sont annoncés à Washington, Boston ou encore La Nouvelle-Orléans - des villes où Donald Trump a déjà, pour la première, ou envisage, pour les deux autres, de déployer des militaires pour s’y attaquer à la criminalité. Au-delà des grandes villes, des points de ralliement sont prévus dans l’ensemble du pays, et même jusqu’au Canada frontalier, à Toronto, Vancouver et Ottawa.



