Le gouvernement de Sébastien Lecornu échappe à la censure
La motion de censure contre le second gouvernement Lecornu, déposée par La France insoumise et examinée à l’Assemblée nationale, a été rejetée. Elle a obtenu 271 voix alors que le seuil requis pour que le gouvernement soit renversé est de 289 suffrages.
Il s’agissait d’une motion de censure spontanée lancée par les Insoumis à la suite de la déclaration de politique générale du Premier ministre. Les groupes Ecologistes, Communistes, ainsi que le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République où siègent les députés ciottistes, avaient appelé à voter en faveur de la motion.
Dans le détail, 7 députés socialistes ont voté pour la motion de censure, en contradiction avec la consigne de vote de leur parti. Une députée Les Républicains, un député Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT)et deux élus non-inscrits se sont également prononcés en faveur de la motion.
L’Assemblée nationale a ensuite examiné la motion de censure déposée par le RN, mais LFI ayant annoncé qu’elle ne la voterait pas, cette dernière n’avait aucune chance d’aboutir.
Les débats autour du budget, dont le texte a été présenté en Conseil des ministres, vont pouvoir commencer à l’Assemblée. La commission des Finances s’en emparera lundi, et il devrait arriver dans l’hémicycle vendredi. Sans recours au 49.3, que le Premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser, la bataille, dans des délais très contraints, entre une gauche désunie, un socle commun fracturé et l’extrême droite s’annonce épique.
Le Hamas dit avoir remis toutes les dépouilles d’otages
Le Hamas a déclaré avoir remis toutes les dépouilles d’otages retenus à Gaza auxquelles il avait pu accéder. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a estimé avoir “rempli son engagement au titre de l’accord de cessez-le-feu en remettant tous les prisonniers israéliens vivants dont elle avait la garde, ainsi que les corps auxquels elle a pu avoir accès. Quant aux dépouilles restantes, leur récupération et leur extraction nécessitent des efforts considérables et un équipement spécial”.
Sur les 28 corps que le mouvement islamiste palestinien détient, sept avaient déjà été remis et identifiés par Israël. L’armée israélienne a affirmé qu’une huitième dépouille n’était pas celle d’un des otages. La porte-parole du gouvernement israélien Shosh Bedrosian a déclaré qu’un “organisme international”, convenu dans le cadre du plan parrainé par les Etats-Unis, aiderait “à localiser les otages morts s’ils ne sont pas retrouvés”.
De son côté, le ministre de la Défense israélien a réagi à l’annonce du mouvement islamiste palestinien, qui selon lui, est une violation de l’accord.
Plus de 7 200 victimes de traite d’êtres humains en France en 2024
Plus de 7 200 victimes de traite d’êtres humains, dont une immense majorité de femmes (89%), ont été décomptées en 2024 en France par les associations, selon l’étude annuelle de la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains.
Selon ce rapport, 7 285 victimes ont été décomptées en France en 2024. Un chiffre en forte augmentation par rapport à l’année 2023 durant laquelle 6 022 victimes avaient été décomptées. Sur ces 7 285 victimes repérées en 2024, les deux tiers d’entre elles (66% soit 4 823 victimes) ont été individuellement accompagnées par les associations.
Parmi ces victimes accompagnées par les associations, 86% étaient victimes de traite à des fins d’exploitation sexuelle et 11% de traite à des fins d’exploitation par le travail. Le reste des victimes l’ont été à des fins d’exploitations d’activité criminelle ou délictuelle (2%) ou à des fins de mendicité forcée (1%).
Le rapport pointe également que 52% des victimes majeures accompagnées étaient mineures au début de l’exploitation et 14% de l’ensemble des victimes accompagnées étaient encore mineures en 2024. Parmi les victimes mineures, 76% ont été victimes d’exploitation sexuelle, 29% d’exploitation par le travail et 10% d’exploitation d’activité criminelle ou délictuelle. Le pays d’origine des victimes le plus représenté est le Nigéria.
Nouveau régime militaire à Madagascar
Le commandant de l’unité ayant pris le pouvoir, le colonel Michaël Randrianirina, a annoncé qu’il serait investi président, trois jours après le vote de destitution visant Andry Rajoelina, le chef de l’Etat contesté par des manifestants. “Conformément à l’article 48 de la Constitution, le colonel Randrianirina Michaël prêtera serment en qualité de Président de la Refondation de la République de Madagascar lors d’une audience solennelle de la Haute cour constitutionnelle au Palais d’Etat d’Ambohidahy le vendredi 17 octobre”, précise un texte signé de sa main.
“Ce n’était pas un coup d’Etat, c’était une prise de responsabilité parce que le pays est tombé au bord du gouffre”, s’est-il défendu lors d’un entretien à plusieurs chaînes TV malgaches. Un comité d’officiers de l’armée, de la gendarmerie et de la police doit superviser une refonte des institutions. Les équipes d’Andry Rajoelina ont quitté le palais présidentiel, après l’arrêt de la Haute cour constitutionnelle déclarant la présidence vacante et invitant le colonel Randrianirina à incarner la fonction de chef de l’Etat.
Au moins 22 personnes ont été tuées et une centaine blessée, d’après l’ONU, dans les manifestations lancées par le collectif de jeunes Gen Z pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité avant de tourner à la contestation généralisée des dirigeants malgaches. Le nouvel homme fort de l’île a promis des élections dans 18 à 24 mois et assuré préparer un “processus de consultation pour trouver un Premier ministre le plus vite possible”.
Le Conseil d’Etat rejette le recours de Marine Le Pen
Le Conseil d’Etat a rejeté le recours de Marine Le Pen contre l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité, prononcée lors de sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN. La députée contestait sa radiation des listes électorales et demandait au Conseil d’Etat de transmettre une question prioritaire de constitutionnalité au Conseil constitutionnel.
Le Premier ministre de l’époque, François Bayrou, avait refusé d’accéder à la demande de Marine Le Pen d’abroger les dispositions du Code électoral qui avaient permis cette radiation.
Marine Le Pen a par ailleurs également été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, et 100 000 euros d’amende, mais sans exécution immédiate. Elle doit être rejugée à partir de janvier par la cour d’appel de Paris.



