Des magasins Système U, Intermarché, E.Leclerc et Monoprix touchés par une cyberattaque
Des magasins de plusieurs enseignes de la grande distribution française, comme Système U, Intermarché ou E.Leclerc, sont affectés par une cyberattaque visant leurs installations frigorifiques. Les pertes totales pourraient s'élever à plusieurs millions d'euros. 5% des magasins Monoprix sont également touchés par cette cyberattaque.
“Une cyberattaque touche depuis cette nuit les installations de production de froid de plusieurs magasins de notre réseau Coopérative U”, écrit le PDG du groupe, Dominique Schelcher, surX. Les perturbations affectent moins d'une centaine de magasins Système U.
Le groupe Les Mousquetaires explique que l’entreprise danoise Danfoss, qui gère ses meubles réfrigérés, a été victime d’une cyberattaque dans la nuit de dimanche à lundi. La température des congélateurs et des réfrigérateurs a été réglée à 50°C. Le distributeur Intermarché est le plus affecté, avec entre 200 et 300 magasins touchés en France.
Les magasins victimes de cette cyberattaque doivent désormais respecter une procédure précise : vider les bacs réfrigérés, faire un constat d’huissier, ou encore jeter les denrées. Le groupe Les Mousquetaires estime n’avoir jamais été victime d’attaque informatique sur des systèmes de réfrigération, qui, “de cette ampleur, est de toute façon inédite”.
E.Leclerc “confirme qu’une attaque informatique a affecté l’un de ses fournisseurs de matériel frigorifique”, ce qui “a eu des répercussions sur le fonctionnement des équipements de froid dans plusieurs magasins”.
L’entreprise Danfoss déclare “prendre ces incidents très au sérieux” et “travailler avec les clients concernés pour mettre en œuvre des mesures d’atténuation appropriées, notamment des mises à jour de micrologiciel lorsque celles-ci sont disponibles, un renforcement des protections réseau et la suppression de l’exposition directe à internet le cas échéant”.
Sébastien Lecornu a demandé à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) de se saisir du sujet.
L’Arabie saoudite reconnaît être mise à l’épreuve par les frappes des houthis
Les autorités saoudiennes restent sur le qui-vive. Le ministre de l'Energie du pays a reconnu que l'Arabie saoudite était “mise à l'épreuve” après la série d’attaques meurtrières menées par les houthis au Yémen ces derniers jours. “Ces circonstances ont mis à l'épreuve nos infrastructures, nos institutions, nos équipes et notre résilience”, a déclaré Abdelaziz ben Salmane. “La sécurité énergétique ne peut être considérée comme acquise”, a reconnu le ministre du premier exportateur mondial de pétrole, qui s'est exprimé lors d'une conférence sur l'énergie dans la capitale, Riyad.
Les hostilités ont repris en juillet entre les houthis et les forces gouvernementales yéménites. L’Arabie saoudite, qui les appuie militairement, est également mêlée à ce conflit qui s’est intensifié en septembre. Mais l’ampleur des attaques sur le royaume saoudien a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent.
Frappes de drones ukrainiens sur des data centers en Russie
Au cours de la dernière semaine, trois attaques ont été signalées contre des centres de données de Yandex, surnommé le Google russe et qui gère le moteur de recherche le plus populaire du pays, ainsi que des applications de commande de repas et de taxis, comptant des dizaines de millions d'usagers.
Ces attaques pourraient annoncer le début d’une campagne de représailles de l’Ukraine visant l’infrastructure internet de la Russie, quelques semaines après que Moscou a commencé à frapper des centres de données en Ukraine.
Certains, dont Volodymyr Zelensky, ont déclaré que les attaques contre les centres de données ont réduit l’activité des bots. C’est ce qu’affirment de nombreux posts sur le réseau X.
Ce que l’on voit, c’est que ces attaques de drone ont donné un bon coup de frein à l’intelligence artificielle du Google russe. Après la panne d’un de ses data center, les recherches Yandex avec IA ont été divisées par deux et même réduite à zéro pendant toute une journée.
Les Gardiens de la Révolution iraniens derrière l’incident sur une base militaire au Royaume-Uni
L'enquête se poursuit pour savoir ce qu'il s'est passé près de la base aérienne de Fairford (Royaume-Uni) fin septembre. Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré que l'incident était “presque certainement dirigé” par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien, dans un discours devant le Parlement. L'Iran, de son côté, a démenti toute implication.
“Je peux confirmer que, selon notre évaluation, il est hautement probable que cet incident ait été coordonné depuis l'Iran, et presque certainement dirigé par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranienne”, a déclaré le dirigeant travailliste. “Nous réprimerons l'utilisation par l'Iran de réseaux criminels, en mobilisant l'ensemble de nos pouvoirs pour les cibler, eux et leurs circuits de financement”, a-t-il ajouté.
La police était intervenue le 27 septembre près de la base aérienne de Fairford, dans le sud-ouest de l’Angleterre, utilisée par les Etats-Unis pour mener des attaques contre l’Iran, après le signalement aux services d’urgence de “trois véhicules suspects”. Un vaste périmètre avait été bouclé et des dizaines de foyers évacués autour de l’installation, utilisée par l’armée américaine pour des “opérations défensives”.
Face à ces nouveaux éléments, les Etats-Unis et leurs alliés ont mis en garde l’Iran. “Toute tentative iranienne de menacer, réduire au silence, intimider, harceler, nuire ou contraindre quiconque sur nos territoires par l’intermédiaire de mandataires ou par tout autre moyen est inacceptable”, peut-on lire dans un communiqué de la diplomatie américaine, cosigné par 29 pays, dont le Royaume-Uni, l’Australie, le Canada, la France et l’Allemagne.
L’Etat va devenir le premier actionnaire du spécialiste des métaux critiques Eramet
L’Etat va “augmenter significativement sa participation” au capital du groupe minier en difficulté Eramet. Il va en devenir ainsi “très largement le premier actionnaire”, a annoncé l’Elysée. L’Etat détenait fin 2025 un peu plus de 27% du capital de cette entreprise qui produit notamment du manganèse, du nickel ou du lithium. Il va dépasser au capital l’autre actionnaire principal, la famille industrielle Duval, qui détenait 37,22% du capital en fin d’année dernière.
L’Etat “ne prendra pas plus de 50% du capital de l’entreprise”, selon la présidence de la République, qui n’a pas précisé l’ampleur financière de l’opération. Dans ce cadre, les actionnaires actuels bénéficient d’un droit de souscription préférentiel, une priorité pour acheter de nouvelles actions. L’Agence des participations de l’Etat va participer à l’augmentation de capital “à hauteur de sa quote part”, mais va aussi “racheter en fonction du cours une partie des droits de souscription préférentiels de l’autre actionnaire”, la famille Duval, a détaillé l’Elysée.
Eramet, acteur stratégique dans le secteur des minerais critiques (manganèse produit pour la fabrication d’alliages, nickel pour de l’acier inoxydable et des batteries rechargeables, lithium pour les batteries électriques), a subi de lourdes pertes financières en 2025 (perte nette de 477 millions d’euros) et son endettement est élevé. Dans ce contexte, l’Etat avait annoncé une augmentation de capital cette année, présentée comme “essentielle pour le groupe”, et programmée au quatrième trimestre.




