Déploiement d’une force internationale dans la bande de Gaza
Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont voté pour le plan de paix de Donald Trump dans la bande de Gaza, prévoyant le déploiement d’une force internationale, sous la pression des Etats-Unis qui veulent éviter une reprise du conflit. Treize pays se sont prononcés en faveur du texte tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues.
Dans le détail, ce texte autorise la mise en place d’une force de stabilisation internationale chargée de l’appui à la sécurisation des frontières en coopération avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement des groupes armés non étatiques, de la protection des civils et de la formation d’une police palestinienne.
La résolution donne également mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un “Comité de la paix”, organe de gouvernance de transition à Gaza jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne. Ce comité doit être présidé par Donald Trump.
Contrairement aux premières versions, la résolution évoque l’éventualité d’un Etat palestinien après la réforme de l’Autorité palestinienne et l’avancée de la reconstruction de Gaza. “Notre opposition à un Etat palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé”, a insisté Benyamin Nétanyahou tandis que son ministre de la Sécurité intérieure appelle à l’arrestation du président Mahmoud Abbas et à l’assassinat d’autres hauts responsables palestiniens si l’ONU venait à reconnaître un Etat palestinien.
L’Allemagne lève son embargo sur les exportations d’armes vers Israël
L’Allemagne va lever son embargo partiel sur les exportations d’armes vers Israël, décrété début août en réaction à l’expansion de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. “Depuis le 10 octobre, nous avons un cessez-le-feu à Gaza qui s’est globalement stabilisé”, a déclaré Sebastian Hille, porte-parole du gouvernement, pour justifier cette décision.
“A partir du 24 novembre, les exportations d’armes vers Israël seront à nouveau possibles”, a-t-il précisé. Berlin attend qu’Israël et le Hamas “respectent les accords conclus”, ce qui inclut le maintien du cessez-le-feu et la fourniture d’une aide humanitaire à grande échelle.
Cet embargo partiel avait suscité des critiques publiques de la part de membres de la CDU (Union chrétienne-démocrate), selon laquelle cette décision allait à l’encontre des principes fondamentaux de l’Allemagne et du parti. En raison de sa responsabilité historique dans la Shoah, l’Allemagne est devenue ces dernières décennies l’un des plus grands soutiens d’Israël.
Donald Trump demande finalement à publier les fichiers de Jeffrey Epstein
Le président américain Donald Trump, habitué des volte-face dans cette enquête qui concerne des faits de pédocriminalité et d’exploitation sexuelle, a finalement appelé les élus républicains de la Chambre des représentants à voter en faveur de la publication des fichiers liés à cette affaire.
A Washington, la chambre basse du Congrès, à majorité républicaine, doit se prononcer dans les prochains jours sur une proposition de loi obligeant le ministère de la Justice à publier tous ses éléments en lien avec l’affaire Epstein. Ce vote est permis grâce à une pétition qui a recueilli suffisamment de signatures.
Une commission de la Chambre des représentants a publié quelque 20 000 pages de documents en lien avec cette affaire, parmi lesquels plusieurs e-mails mentionnant Donald Trump. Dans ces messages, le financier affirme que le milliardaire “savait à propos des filles” et qu’une victime “a passé des heures chez moi avec lui”.
En changeant d’avis sur le sujet, Donald Trump et des élus républicains tentent de rassurer et d’apaiser un certain nombre d’électeurs trumpistes. Parmi les républicains, seuls 45% approuvent la manière dont l’administration Trump gère cette enquête.
Il faut dire que Donald Trump avait déjà fait volte-face dans l’affaire Epstein. Lors de sa campagne présidentielle, il avait soutenu la publication des fichiers Epstein, promesse qui n’avait pas été suivie d’actes aux débuts de sa nouvelle présidence alors qu’il tentait de refermer le dossier.
Un acheteur de poupée à caractère pédopornographique sur deux passe à l’acte sur des enfants
“Un consommateur sur deux de contenus et d’objets pédopornographiques passe à l’acte sur de vrais enfants”, selon Véronique Béchu, directrice de l’Observatoire e‑Enfance/3018, ancienne commandante de police et enquêtrice à l’Office des mineurs. Ce chiffre est confirmé par Florence Thibaut, psychiatre spécialiste de pédophilie à l’hôpital Cochin.
Selon Véronique Béchu, l’achat de tels objets “n’est pas un garde‑fou”. La psychiatre Florence Thibaut estime elle aussi qu’“environ un consommateur sur deux de contenus pédopornographiques, comme les poupées et/ou les images, passe à l’acte ensuite”. Elle plaide pour un renforcement des peines visant les détenteurs de tels objets, afin de prévenir tout risque d’agressions sexuelles.
L’achat ou la détention de ces objets interdits sont passibles de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Les vendeurs peuvent également être poursuivis. Le Code pénal prévoit jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsque l’on diffuse des images de représentations mineures à destination du public. Quand ces images sont suggestives, sexualisées et commises en bande organisée, les sanctions peuvent aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 500 000 euros d’amende.
Achat de 100 Rafale par l’Ukraine
“On veut adresser un message à la Russie : il n’y a pas de fatigue européenne dans le soutien que nous apportons à l’Ukraine”, a déclaré Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, alors que Volodymyr Zelensky a signé avec Emmanuel Macron à Paris une déclaration d’intention pour l’achat de cent avions de combat français Rafale.
“C’est un accord qui est historique”, estime le porte-parole du Quai d’Orsay. “Ce qui est sûr, c’est qu’il va falloir régénérer l’armée ukrainienne. Ce sont les Ukrainiens qui vont payer. En parallèle, nous aidons les Ukrainiens sur un volet important de financement.” Pour parvenir à une paix entre l’Ukraine et la Russie, “l’effort américain est crucial et dans les faits, il se maintient”, estime le porte-parole.



