Commémorations pour les dix ans des attentats du 13-Novembre
En hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, les cloches de Notre-Dame de Paris et de toutes les églises de la capitale sonneront dans la soirée. “Il y a dix ans, notre ville était brutalement endeuillée par la mort de 130 innocents. Pour beaucoup d’entre nous, le souvenir du 13 novembre 2015 est, encore aujourd’hui, celui d’une longue nuit d’angoisse et de notre sidération face à l’intensité du mal”, annonce l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, dans un message aux Parisiens.
Emmanuel Macron a présidé les commémorations des dix ans des attentats du 13-Novembre en se recueillant successivement sur chacun des lieux des attaques, en commençant par le Stade de France.
A l’issue de la journée d’hommage aux victimes, Emmanuel Macron a inauguré le Jardin du souvenir du 13-Novembre sur la place Saint-Gervais, en face de l’Hôtel de Ville de Paris. Déjà ouvert au public, ce jardin est une enceinte de pierre d’où émergent des blocs de granit évoquant les six lieux des attentats, avec les noms des victimes gravés dessus et, au sol, le plan des rues.
La tour Eiffel s’est parée de bleu, blanc et de rouge dès mercredi soir. Et devant le Bataclan, des anonymes ont commencé à déposer des fleurs et des bougies.
Budget de la Sécurité sociale : interruption des débats et transmission au Sénat
Malgré une vingtaine de jours de débats, et après le vote de plusieurs amendements portant des mesures phares comme la suspension de la réforme des retraites, les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ont été interrompus à l’Assemblée nationale faute de temps.
Au titre de l’article 47-1 de la Constitution, le gouvernement a décidé de saisir le Sénat du texte présenté par le gouvernement en Conseil des ministres, modifié par les amendements votés par l’Assemblée. Le texte modifié est donc envoyé à la chambre haute sans vote, sous les protestations d’une partie de la gauche qui insistait pour poursuivre les débats.
“Je rappelle que la jurisprudence constitutionnelle est parfaitement claire : il n’est pas possible de réduire les délais dont disposent le Sénat sauf à vicier la procédure”, a averti Laurent Panifous à l’issue des débats. “Vous avez examiné de très nombreux amendements, plus de 1600 ont été déposés et vous avez débattu pendant plus de 67h, soit presque plus du double de l’année dernière”, a rappelé aux députés le ministre chargé des Relations avec le Parlement.
Fin du shutdown aux Etats-Unis
Donald Trump a promulgué la loi mettant fin à la paralysie budgétaire qui durait depuis 43 jours. Souhaitant apparaître victorieux à l’issue de ce bras de fer, il a attaqué les “extrémistes de l’autre parti”, les accusant d’avoir mis le gouvernement à l’arrêt pour “des raisons purement politiciennes”. Donald Trump a déclaré que “le pays ne s’est jamais mieux porté”, alors même que les sondages font état d’un mécontentement croissant des Américains sur l’économie.
Après l’adoption par le Sénat, la Chambre des représentants a approuvé la proposition de loi budgétaire avec 222 voix pour et 209 contre. Seuls six élus démocrates ont rejoint la majorité présidentielle, tandis que deux républicains ont exprimé leur désaccord.
Le texte laisse dans le flou la prolongation de subventions pour “Obamacare”, l’assurance santé de ménages aux revenus modestes, au grand dam de la base et de nombreux élus démocrates. Donald Trump n’a lui fait aucun mystère de ses intentions, qualifiant ce dispositif de “désastre” et de “cauchemar” qu’il faudrait supprimer. Il a jugé qu’au lieu de subventionner un système collectif, il faudrait redistribuer les financements “directement” aux Américains afin que ces derniers choisissent individuellement leurs assurances-santé.
Parmi les seules concessions à l’opposition, le texte prévoit la réintégration des fonctionnaires licenciés depuis le début du “shutdown” et des fonds pour le programme d’aide alimentaire SNAP.
4,2 milliards d’euros pour le spatial militaire d’ici 2030
Lors d’un déplacement à Toulouse, Emmanuel Macron a présenté le programme de stratégie nationale spatiale de la France, avec une rallonge de 4,2 milliards d’euros supplémentaires au spatial militaire d’ici 2030 dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire.
Depuis les nouveaux locaux du Commandement militaire de l’Espace, installé depuis l’été dernier à Toulouse et que le président était venu inaugurer, le président de la République a insisté sur la nécessité pour la France et l’Europe de défendre avec force leurs positions dans ce secteur.
Estimant que “la guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace”, Emmanuel Macron a évoqué son souhait de “développer les futurs lanceurs autour de la réutilisation, la propulsion à bas coût” ou encore “la motorisation à forte poussée”. Pour cela, le chef de l’Etat veut “faire monter en cadence l’exploitation d’Ariane 6 dont la compétitivité doit être améliorée et moderniser la base de Kourou pour en faire un lieu agile, ouvert aux petits lanceurs et aux partenaires étrangers”.
Près d’un adulte sur six a vécu un épisode dépressif en 2024
Pas moins de 15,6% des personnes âgées de 18 à 79 ans, soit près d’un adulte sur six, déclare avoir vécu un épisode dépressif en 2024, selon Santé publique France. Les 18-29 ans, les femmes et les personnes en difficulté sociale et financière sont particulièrement concernés.
L’agence sanitaire définit un “épisode dépressif caractérisé” comme au moins deux semaines consécutives où elles se sentaient tristes, déprimées ou sans intérêt pour leur quotidien, avec d’autres symptômes et un retentissement sur les activités habituelles. L’enquête a porté sur un échantillon représentatif d’environ 80 000 personnes dans l’Hexagone et une partie de l’Outremer.
Les 18-29 ans apparaissent davantage concernés que la moyenne, tout comme les femmes, les chômeurs, les étudiants, les télétravailleurs et les personnes vivant seules ou en famille monoparentale. La gravité des épisodes déclarés est plus forte chez les femmes et les 18-59 ans, avec un pic chez les 40-49 ans.
Ces hausses s’inscrivent dans une tendance à la hausse déjà amorcée en 2017 et amplifiée par les effets de la pandémie de Covid-19. Existent aussi des disparités sociodémographiques et socioéconomiques marquées. Alors que la santé mentale a été érigée en grande cause nationale, pour l’ensemble de la population, le recours aux soins reste insuffisant, quatre personnes sur dix concernées par un épisode dépressif sévère déclarant n’avoir bénéficié d’aucun recours thérapeutique.



