Ces figures démocrates qui vont compter après leurs victoires aux midterms 2026
Plusieurs figures du Parti démocrate peu connues du grand public ont émergé depuis le début de la campagne des midterms jusqu'à leur victoire à l'issue du scrutin. La vague bleue, qui a permis au parti de remporter le Sénat et la Chambre des représentants, met en avant ces personnalités qui vont compter d'ici à l'élection présidentielle de 2028 aux Etats-Unis.
A seulement 37 ans, le démocrate James Talarico a réalisé un véritable tour de force en remportant le siège de sénateur en jeu au Texas. Il a ainsi fait basculer à gauche ce bastion du conservatisme américain. Dans ce territoire pétrolier et agricole, où Donald Trump avait gagné avec 14 points d'avance en 2024, les démocrates n'avaient plus remporté d'élection à l'échelle de l'Etat depuis plus de 30 ans.
La victoire de James Talarico contre Ken Paxton, procureur général du Texas et proche allié de Donald Trump, est l'une des plus significatives du scrutin. Elu au Parlement du Texas depuis 2018, cet ancien enseignant a fait campagne en dénonçant les inégalités économiques et la corruption. Symbole d'une nouvelle génération de démocrates se présentant comme modérés, le séminariste presbytérien a placé sa foi chrétienne au centre de son engagement politique.
“Michigan, nous l'avons fait !”, a lancé le démocrate Abdul el-Sayed aux centaines de personnes réunies dans son QG à Detroit en annonçant sa victoire à l'élection sénatoriale. La bataille constituait un test pour l'aile gauche du parti démocrate, dont le médecin de 42 ans est issu. Il était opposé lors de ce scrutin serré au républicain Mike Rogers, ex-membre de la Chambre des représentants et agent du FBI soutenu par Donald Trump.
A l'instar de Zohran Mamdani, maire de New York, Abdul el-Sayed avait fait campagne en promouvant des mesures de gauche, dont l'instauration d'une couverture médicale universelle. Les républicains avaient mené ces derniers mois une campagne agressive, parfois islamophobe, contre le candidat, n'hésitant pas à le dépeindre comme un extrémiste ou encore un “sympathisant terroriste”.
Avec sa réélection éclatante comme sénateur de Géorgie, Jon Ossoff renforce son statut d'étoile montante du Parti démocrate, à deux ans de la prochaine échéance présidentielle. L'homme de 39 ans a été réélu très confortablement face au candidat républicain Mike Collins, dans un Etat où Donald Trump l'avait emporté en 2024.
Ses partisans louent son authenticité, son empathie, et sa capacité à rassembler au-delà des clivages partisans. L'ancien président Barack Obama, figure tutélaire démocrate, a même fait le déplacement en personne sur les terres géorgiennes dans la dernière ligne droite de la campagne.
Les courses de la Chambre des représentants ont moins fait parler que celles pour le Sénat, tant l'issue du scrutin semblait acquise aux démocrates. Mais la réélection de Hakeem Jeffries à New York avec près de 79% des voix pourrait bien avoir des conséquences importantes. L'homme politique de 56 ans, élu depuis 2012, est pressenti pour prendre le perchoir de l'institution. Un poste puissant pour le modéré, qui deviendrait alors le premier Afro-Américain à présider la Chambre des représentants.
La journée de mobilisation du 5 novembre classée à risque par le renseignement territorial
Entre 500 000 et 700 000 manifestants sont attendus dans les rues partout en France, sans compter la région parisienne, en réponse à l'appel à la mobilisation du 5 novembre, estime une note de la Direction nationale du renseignement territorial. “La journée est classée à risque, avec de nombreuses violences en direction des forces de l'ordre et des dégradations de bâtiments publics prévisibles”, avance ce document.
Le renseignement territorial évoque une mobilisation aux “formes hybrides” qui devrait voir de “très nombreux établissements scolaires et universitaires bloqués” à partir de 7 heures du matin, dans la continuité du mouvement des lycéens et étudiants. Plusieurs centaines de cortèges et rassemblement syndicaux sont prévus dans tout le pays à partir de 10 heures. De nombreux salariés et fonctionnaires seront en grève toute la journée, avec des perturbations attendues dans plusieurs services publics. Une coordination des gilets jaunes appelle également à participer aux actions, et à maintenir la pression jusqu'à samedi, qui doit être la quatrième journée d'action en un mois contre la vie chère. “La journée devrait sceller la jonction entre plusieurs luttes et oppositions”, analyse le renseignement territorial.
“La participation s’annonce aussi massive que le risque de troubles à l’ordre public est élevé”, ajoute la note, évoquant la présence d’éventuels “groupes à risque” en provenance “des quartiers périphériques”. Le renseignement territorial évoque une potentielle “présence simultanée, dans de nombreuses villes, d’émeutiers sans motivation idéologique et de membres de l’extrême gauche radicale et de l’ultra-gauche particulièrement organisés, aspirant à la déstabilisation de l’Etat et de toutes les formes d’autorité”.
Une carte de la CGT recense 244 manifestations prévues dans toute la France pour la journée de jeudi. La SNCF anticipe un trafic “perturbé” sur la plupart de ses lignes régionales et franciliennes et “légèrement perturbé” pour les TGV. Dans l’enseignement, le taux de grévistes attendu dans le primaire est estimé à 17,5% par le ministère de l’Education nationale.
Changement des heures creuses d’électricité
Le système “heures creuses et heures pleines” a été mis en place dans les années 1960 avec la mise en service des premières centrales nucléaires françaises. Le concept est simple : la journée est divisée en deux, avec 16 heures dites “pleines” et 8 heures dites “creuses”, et des tarifs d’électricité différents, selon les contraintes locales du réseau.
L’objectif, pour les producteurs d’énergie, est d’inciter les consommateurs à décaler certains usages lorsque la demande est la plus faible. Les ménages, eux, profitent de tarifs avantageux sur ces plages horaires.
Plusieurs grandes nouveautés vont voir le jour pour les clients concernés. D’abord, les plages des heures creuses seront potentiellement différentes en période estivale (du 1er avril au 31 octobre) et hivernale (du 1er novembre au 31 mars). Ensuite, une partie des heures creuses sera déplacée l’après-midi. Tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, mais la majorité des clients aura désormais des heures creuses en après-midi toute l’année ou au moins l’été. Enfin, il n’y aura plus d’heures creuses de 7 heures à 10 heures et de 18 heures à 23 heures durant l’été, et sur les créneaux 7h-11h et 17h-21h durant l’hiver.
Désormais, vous pourrez par exemple disposer de deux ou trois heures creuses entre 11 heures et 17 heures durant l’été, et le reste la nuit. En hiver, toutes les heures creuses pourront toujours être regroupées la nuit entre 23 heures et 7 heures, ou bien une partie d’entre elles pourront basculer l’après-midi.
Deux grands principes ne changent pas : vous conserverez toujours vos 8 heures creuses chaque jour (et donc 16 heures pleines) et la nuit reste un moment privilégié pour ces heures à tarif réduit, avec au minimum 5 heures creuses consécutives garanties pour les consommations importantes d’électricité.
Cette grande réforme ne se fait pas en un jour. Les nouvelles heures creuses sont déjà appliquées depuis le 1er novembre 2025 pour certains clients, notamment ceux qui ont récemment déménagé ou pris un nouvel abonnement. Celles-ci sont désormais déployées progressivement pour tous les clients “heures creuses et heures pleines” de tous les opérateurs, et ce jusqu’au 30 novembre 2027. Cela concerne 11 millions de clients.
Pour savoir si vous allez être concerné, il suffit de consulter vos plages heures creuses dans votre espace client. Si elles sont comprises entre 7 heures et 11 heures ou entre 17 heures et 23 heures, vos heures creuses seront modifiées. Dans tous les cas, vous allez être prévenu par votre fournisseur d’énergie un mois avant le changement.
Si le changement des heures creuses s'appliquera automatiquement, les configurations de vos appareils ne suivront pas à tous les coups. Concrètement, les appareils connectés à votre compteur Linky, comme votre ballon d'eau chaude, s'adapteront automatiquement aux nouvelles heures creuses. Mais si certains de vos appareils sont programmés sans être reliés à votre compteur, il faudra peut-être ajuster leur programmation le moment venu.
Cette évolution du vieux dispositif des “heures creuses heures pleines” vise à déplacer une partie de la demande d’électricité vers l’après-midi, lorsque la production photovoltaïque est au plus haut et les prix au plus bas. La réforme mise en œuvre par Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution, devrait ainsi réduire le phénomène des prix dits “négatifs” de l’électricité, lorsque l’offre est supérieure à la demande et que les prix passent en-dessous de zéro.
Edouard Philippe propose un débat sur l’immigration à Jean-Luc Mélenchon
Le candidat Horizons à la présidentielle a maintenu ses propos sur l'immigration tenus sur le plateau de TF1, qui lui avaient valu de vives critiques de la part du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon. “Est-ce qu'on a le droit de dire en France les choses telles qu'elles sont ?”, a réagi le maire du Havre, lors d'un déplacement sur la plage de Zuydcoote. “Oui, il y a un problème d'intégration dans notre pays. Et on n'aurait pas le droit de le dire ? Mais qui pense que l'intégration fonctionne bien en France ?”, a-t-il lancé face aux journalistes.
“Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait de fait un certain nombre et un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l'immigration”, avait notamment déclaré l'ancien Premier ministre, dans le 20 heures de TF1. Jean-Luc Mélenchon avait ensuite dénoncé des “calomnies racistes d'Edouard Philippe” et un “discours dégoûtant”.
Edouard Philippe a dénoncé “une police de la pensée imposée par l'extrême gauche, imposée par Jean-Luc Mélenchon”. L'ancien Premier ministre a accusé le leader insoumis d'être “le premier à utiliser les codes de l'antisémitisme, le premier à remettre en cause l'universalisme républicain et le premier à avoir réutilisé le terme de racisé”. Le candidat Horizons a également proposé un débat au candidat LFI. “Si M. Jean-Luc Mélenchon a envie d'un débat pour discuter de ces sujets, je suis son homme, quand il veut, où il veut”, a déclaré Edouard Philippe.
Qui sera le prochain Premier ministre en Israël ?
Le président israélien Isaac Herzog commence ses consultations avec les partis politiques pour déterminer qui de Benyamin Nétanyahou ou de Gadi Eizenkot aura l'opportunité d'être le premier à essayer de dégager une majorité pour gouverner le pays. Mais l'un et l'autre n'ayant obtenu la majorité nécessaire, le grand marchandage a commencé.
Le président israélien, qui a habituellement un rôle largement honorifique se retrouve dans ce contexte au cœur du jeu politique: avec 53 sièges - sur 120 - pour le camp de Benyamin Nétanyahou et 48 pour celui “du changement”, chaque bloc n'a d'autre choix que d'étendre sa base et de négocier. Le président, qui veut à tout prix éviter de nouvelles élections, a jusqu'au 11 novembre pour faire son choix.
Ainsi, si Benyamin Nétanyahou, qui est arrivé en tête du scrutin, est soutenu par quatre des cinq partis de sa coalition sortante, il est très loin d’atteindre la majorité absolue. S’il veut accéder au pouvoir, il va devoir débaucher au moins quinze députés de l’opposition. Une mission quasiment impossible. De l’autre côté, Gadi Eizenkot est en position plus favorable avec trois autres partis sionistes. Il rassemble 48 députés, soit deux de plus que le Premier ministre. Mais les partis arabes et leurs 19 parlementaires ont déjà annoncé qu’ils le soutiendraient pour tourner la page Nétanyahou.
A voir désormais, si l’ancien chef d’Etat-major accepte la main tendue, quitte à mettre temporairement de côté les divergences majeures sur la guerre à Gaza ou sur la colonisation en Cisjordanie. Gadi Eisenkot a accusé son rival et le Likoud de “pogrom contre la démocratie”, après que la procureure générale Gali Baharav-Miara eut émis des doutes sur l’impartialité de l’enquête lancée par les services de renseignement sur des soupçons de fraude électorale concernant les partis arabes.
La Commission électorale israélienne a annoncé n’avoir trouvé aucune preuve de fraudes portant atteinte à l’intégrité des dernières élections législatives, dont le résultat est contesté par le camp du Premier ministre sortant. Après avoir examiné les recours déposés par les différents partis et procédé à des vérifications poussées, les autorités électorales n’ont trouvé “aucune irrégularité ou preuve indiquant que l’intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés”, a indiqué la commission dans un communiqué.
Cette mise au point intervient à quelques heures de la publication des résultats officiels de ce scrutin qui n’a permis de dégager aucune majorité. Désormais, les consultations vont durer deux jours. Le candidat choisi aura alors entre quatre et six semaines pour dégager une majorité.




