Ce qu’il faut retenir des vœux d’Emmanuel Macron pour 2026
Après une pensée pour “tous ceux qui assurent la continuité de la Nation”, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que “la guerre continue de sévir sur le sol européen avec une intensité particulière” depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022.
Le président de la République a jugé “indispensable” que le gouvernement et le Parlement réussissent, “dès les premières semaines de l'année, à bâtir des accords pour doter la Nation d'un budget”. Le projet de loi de finances, dont l'examen au Parlement n'a pu être achevé avant le 31 décembre, doit revenir à l’Assemblée à partir du 8 janvier en commission.
Emmanuel Macron a estimé que l’année 2026 devrait être une année durant laquelle devront être menés à leur terme plusieurs “grands chantiers”. “Nous verrons les premiers pas du service national pour l’engagement de nos jeunes”, a-t-il d’abord rappelé. “Nous protégerons nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans”, a-t-il ensuite déclaré, en référence au projet de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
“Nous irons enfin au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité”, a-t-il promis, rappelant qu’il s’était, dès 2022, engagé à faire évoluer la législation sur ce sujet. Le chef de l’État a également rappelé la nécessité de continuer à investir “dans nos armées, dans nos forces de sécurité et dans nos services publics et notre économie”.
Alors que doit s’ouvrir la campagne pour la prochaine élection présidentielle à la fin de l’année 2026, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que ce serait “la première” à laquelle il “ne participerait pas depuis dix ans”. Pour autant, il a assuré qu’il ferait “tout pour que l’élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l’abri de toute ingérence étrangère”.
Israël applique les interdictions d’accès de 37 ONG à la bande de Gaza
Israël a confirmé l’interdiction d’accès dans la bande de Gaza de 37 organisations internationales majeures. En vertu d’une nouvelle réglementation, l’État hébreu leur reproche de ne pas lui avoir communiqué la liste des noms de ses employés.
“Les organisations qui n’ont pas respecté les normes requises en matière de sécurité et de transparence verront leur licence suspendue”, a déclaré dans un communiqué le ministère de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme. Les autorités israéliennes veulent s’assurer que les personnes employées par les ONG n’ont aucun lien avec le Hamas.
Parmi ces ONG, figure Médecins du monde. “Ce sont des dizaines de milliers de consultations qui ne pourront plus se faire, des dizaines de milliers de chirurgies qui ne pourront plus se faire, de suivis de grossesses notamment”, a déclaré son président, Jean-François Corty.
La Cour suprême du Brésil interdit à Jair Bolsonaro de purger sa peine de prison à domicile
La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande d’assignation à résidence pour raisons de santé de l’ex-président Jair Bolsonaro. L’ancien dirigeant d’extrême droite purge une peine de 27 ans de prison pour avoir orchestré une opération destinée à le maintenir au pouvoir, après sa défaite face à Luiz Inácio Lula da Silva lors de l’élection de 2022.
Les avocats de Jair Bolsonaro avaient déposé la requête de l’ancien dirigeant de 70 ans, hospitalisé depuis le 24 décembre à Brasilia et qui a subi une opération d’une hernie inguinale, alors qu’il doit quitter la clinique et regagner sa cellule dans les locaux de la police dans la capitale.
“Le maintien de ce patient en établissement pénitentiaire, dès qu’il aura quitté l’hôpital, l’exposerait à un risque concret d’aggravation soudaine de son état de santé”, avaient avancé ses avocats dans leur requête adressée à la Cour suprême.
Le rapport médical accompagnant la demande adressée à la Cour suprême estime que l’absence de soins appropriés pourrait provoquer de “sérieuses complications”, citant entre autres des risques de pneumonie et d’accident vasculaire cérébral.
Au moins 1 500 condamnés à mort exécutés en Iran en 2025
L’Iran reste l’un des pays ayant le plus recours à la peine capitale. Au moins 1 500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l’ONG Iran Human Rights. L’organisme affirme qu’il s’agit du chiffre annuel d’exécutions le plus élevé recensé par l’organisation depuis 35 ans.
Selon Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de cette ONG basée en Norvège, le nombre d’exécutions a notamment augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué l’Iran fin 2022. “Le nombre d’exécutions augmente de façon dramatique d’année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd’hui, on en est à plus de 1 500”, a détaillé Mahmood Amiry-Moghaddam.
Les Nations unies avaient jugé, en juillet, la recrudescence des exécutions “profondément inquiétante”. La diplomatie iranienne avait tenté de relativiser, répondant que l'Iran “s'efforce de limiter l'usage de la peine capitale aux seuls crimes les plus graves”.
Nouveau test civique pour les étrangers s’installant durablement en France
Les étrangers qui souhaitent obtenir pour la première fois une carte de séjour pluriannuelle, de résident ou la naturalisation française devront réussir un nouvel examen civique. L'arrêté avait été publié in extremis en octobre avant le départ de l'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.
Ce test vise notamment à évaluer leur connaissance des principes et valeurs de la République, ainsi que des droits et devoirs des personnes résidant en France avec une série de questions telles que : D'où vient la devise française ? Quels sont les principes des droits de l'enfant ? Quels fleuves coulent dans le pays ? Comment fonctionnent les institutions européennes ?
40 questions concernant aussi bien le système institutionnel français que l'histoire, la géographie ou la culture du pays. Ce test civique est désormais incontournable pour obtenir un titre longue durée mais le niveau requis est trop élevé alertent les associations qui signalent également que de nombreux étrangers ne savent pas manier le support numérique alors que l'épreuve se déroule sur ordinateur.



